IBERT
Vol. 59 No 7
La semaine prochaine
Début d'une série d'articles sur ‘’LE METIS”, le premier jour- nal de langue française dans les provinces des prairies. ‘’LE METIS parut pour la première fois le 27 mai 1871.
Quelque soixante-quinze étudiants de l'Ecole d'aides-infirmières de l'Hôpital Général St-Boniface recevaient leur diplôme lors d'une cérémonie qui s'est déroulée au Gymnase Holy Cross, jeudi dernier.
CKSB fête 25 ans d'existence
(voir notre supplément et page cinq)
En Saskatchewan
p.8etg
ET LE
SAINT-BONIFACE, MANITOBA, MERCREDI 19 MAL 1974, S
"HU T pa 19 De OÙ M Æ «) 2 O (1 nmaeesens Z'ime : ra (A 46 4 quads UN Je (ID bed 1 Qi pit . 14 x 1 Ft 1m Du ve 1 > (9 L'Ee z < ©Q E . QD ue a at [ot Q ! F1 M) m4 \ 106. et œo Le] L
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On voit ci-dessus trois élèves de l'école élémentaire de St-Jean-Baptiste qui ont obtenu des trophées lors du festival sud-manitobain. De gauche à droite: Paulette Lavallée, 10 ans, fille de M. et Mme Raymond Lavallée, de St-Jean- Baptiste, Normand Touchette, 13 ans, fils de M. et Mme Arthur Touchette, de St-Jean-Baptiste, et Line Aquin, 11 ans, fille de M. et Mme Léo Aquin, de Ste-Elisabeth. Ces jeunes reçoivent leur formation musicale au studio S.N.J.M.
Le maire Edward Turner de St-Boniface passe la ceinture de brigadier scolaire à Jean Laurin. À gauche, le chef de:police de St-Boniface, M. Frank Muller, et à l'arrière-plan, les autres écoliers qui participeront à un ‘’jamboree’’ à Ot- tawa (voir l'article en page deux). Deuxième rangée:-Jañot Amos, Lynn Rit- chot, Kevin Harrower; troisième rangée: Judy Bousquet, Heather Thompson, Rose-Marie Pelletier; quatrième rangée: Brigitte Lachance, Murray Allan, David Dunderdale; cinquième rangée: Kim Ealing, Robert Del Frate; et le constable et Mme Gilles Ferland.
2
Mme Pauline Boutal doit se rendre à Ottawa le 28 mai pour rece- voir l'Orctre du Mérite de la Culture française, Cette société, sous l'égide du gouvernement, a comme fonction de récompenser ceux qui se sont dévoués à faire connaître la culture française au Canada, Mme Boutal s'est vu décurner ce prix pour sa longue association avec le Cercle Molière et sa renommée nationale comme peintre. La
cérémonie aura lieu dans la Salle de la Confédération au Parlement
d'Ottawa,
1,775 emplois d'été
Le ministère de la Défen= se nationale aura de l’em- ploi pour environ 1,775 étu= diants de 16-24 ans aucours des mois d'été, soit 1,000 emplois environ dans les cadres du programme d’été de l'armée de réserve et 7175 dans diverses tâches
civiles,
Pour plüs amples rensei- gnements s'adresser au: Service d'Information de la Défense Nationale, Man-Sask-NW Ont Region, CFB Winnipeg,
WESTWIN, Man, Tél,: 822-1311
13 jeunes de
iront à Ottawa
Le 12 mai à la salle du Conseil municipal de St- Boniface avait lieu une ré= ception en l'honneur des treize patrouilles d'école de St-Boniface qui participe= ‘ront à un ‘‘Jamboree’’ an= nuel à Ottawa, A cette oc= casion son honneur le Maire Edward Turner présenta à chaque patrouille un nouveau ceinturon de patrouille avec l'épingle officielle ainsi qu'une épinglette de la ville de St-Boniface,
Cette année 29 patrouilles du Manitoba assisteront à ce ‘ Jamboree’’, St-Boniface, comme par les années pas= sées, aura la plus importan- te délégation, Ce voyage àla capitale nationale est offert à la meilleure patrouille de chaque .école comme la ré- compense d’un travail ex ceptionnel, Le voyage est subventionné par des hom- mes d’affaires de St-Boni=
St-Boniface
face, Les jeunes partiront le 19 mai par le CN, passe ront 2 jours à Ottawa et se- ront de retour le 23 mai, Des tours ont êté organisés pour leur faire visiter les points d'intérêt de la capita= le, Le constable Gilles Fer land et sa femme accompas= gneront les jeunes,
‘Le travail que font ces jeunes par tous les temps mérite bien cette récompen- se”, de dire M. le Maire, ‘‘dommage qu’on ne puisse pas en envoyer plus de 13,/’ M. Muller, chef de Police de St-Boniface, disait qu’il n’y avait pas eu d'accidents graves aux intersections près des écoles depuis le service des patrouilles, C'est dire que ces jeunes prennent au sérieux leurs responsabilités et fontunex= cellent travail,
Irène Mahé
Appelez: Aurèle C. Campeau, C.L.U.
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——LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 / 3
Le député provincial de St-Boniface devient membre du NPD
Le premier ministre du Manitoba, M, Ed Schreyer, a annoncé jeudi dernier qur: le député de St-Boniface à l'Assemblée législative, M, Laurent Desjardins venait de se joindre au Nouveau Parti Démocrate et qu’à ce titre il fera- désormais partie du caucus gouvernemental en plus d'être directeur du Se- crétariat des relations cul» turelles fédérales-pr ovin= ciales et adjoint parlemen= taire au ministre de l’Edu- cation,
On se souvient qu’à la fin du mois de mars M, Desjar-, dins avait démissionné de son poste de directeur du Secrétariat des relations fé dérales-provinciales et
quittait la hannière libérale- démocrate qu’il s’était don née en juillet 1969 pour de= venir indépendant,
Elu député libéral de St- Boniface aux élections pro vinciales de juin 1969, M, Desjardins allait fonner #on appui au chefnéo-dé mocr'ate Ed Schreyer et ains!jui per- mettre de former un gouver= nement minoritaire, Par la suite, M, Desjardins deve“ nait adjoint parlementaire du premier ministre Schreyer qui lui confiait en même temps ia formation du Secrétariat des relations culiurelles fédérales-pr 0= vinciales,
Au cours de l'été 1970, le député de St-Boniface annon=
su
Le recensement explique en 20 pages
Le Bureau fédéral de la statistique a publié une bro= chure de 20 pages décrivant le fonctionnement des nou= velles techniques qui seront utilisées pour la collecte et le traitement des données lors du recensement de 1971,
Cette brochure intitulée ‘L'art de se recenser soi même— Petit manuel du par= fait autorecenseur’’, fournit des explications sur les mé thodes de distribution et de collecte des questionnaires, la technique de l’autorecen- sement, les techniques d'é- chantillonnage et plusieurs autres aspects de cette opé= ration de grande envergure, On y trouvera égalementune description des moyens em ployés pour assurer le cas ractère confidentiel des ren seignements recueillis, des procédés utilisés et denom- breuses fins auxquelles ser- vent les données du recen- sement, La brochure renferme des cartes géo= graphiques, des tableaux, des photographies et des ca= ricatures,
Des exemplaires de cette brochure ont été distribués aujourd’hui à tous les mem= bres du Sénat et dela Cham bre des Communes et d’au- tres seront envoyés à tous les membres des assem- blées législatives provincia-
les, Au cours des prochaines semaines, les Chambres de Commerce, les bibliothè- ques municipales et celles des universités, les mem- bres du clergé et les ensei- gnants en recevront aussi, fl sera également possible de s'en procurer gratuitement dans tous les bureaux d'IN- FORMATION CANADA si tués à travers le pays,
Maurice Gauthier sous-ministre du Developpement
Lé . coopératif
Loi Sam Uskiw a annoncé la semaine dernière que M, Maurice À, Gauthier a été nommé au poste de sous-ministre du ministère du Développement coopéra= tif, La nomination est entrée en vigueur le 15 mai,
M, Gauthier, qui a consa= cré 27 ans au mouvement co= opératif du Manitoba, avait été nommé en octobre der« nier directeur du départe- ment des services coopéra= tifs et des caisses de crédit à l’intérieur du ministère de l'Agriculture,
Ce département des ser- vices coopératifs fut érigé récemment en ministère du Développement coopératif, dont M, Uskiw estégalement titulaire,
UN RAPPEL:
LA DIVISION SCOLAIRE DE ST-BONIFACE
Avez-vous oublié d'inscrire votre enfant ayant atteint l’âge (5 ans) de fréquenter les jardins d'enfants des éco- les publiques de la division scolaire de St-Boniface.
Vussemsonensnmesemermnrenmenmnnnannnae ner rant
Tous les enfants nés en 1966 sont éligibles pour l’ad- mission en Septembre 1971.
Si vous n'avez pas encore rempli une formule d'ins- cription, nous vous prions de communiquer immédia- tement avec le Directeur de l’école du voisinage.
Les inscriptions reçues APRES le 31 mai pourraient être placées sur la liste d'attente.
A VENDRE
Magasin avec équipément essentiel. Dans Centre canadieri-français progressif. Logis de 2 chambres attenant. Comptant requis: $1,000.
Prix d'aubaine.
S'adresser à: C.P. 3, St-Lazare, Manitoba,
vence sente rare ral
ça tout d’abord qu’il quittait le cancus et qu’ii ne suppor= terall pas le gouvarnement néo-démocraie dans son projet de loi sur l’assuran- ce-automobile, Quelque temps plus tard, à la suite d'amendements apnortés par M, Schreyer, M, Desjardins appuyait la loi sur l'assue rance=atutomobile, En août fl} étonna tout le monde en annonçant qu’il allait démis= Sionner bientôt de son siège, Cependant, quelques semai= nes plus tard, il se ravisait et communiquait à la presse qu’il n’abandonnerait pas son poste de député et qu’il res terait en charge du Secré tariat, Il demeurait toute- fois exclu du caucus néo« démocrate,
En annongant, jeudi der nier, que M, Desjariins fe rait désormais partie du caucus gouvernemental, M, Schreyer a précisé que c'é- tait lui-même qui avait invi= té le député de St-Boniface â se joindre à son parti et qu’il n'y avait eu aucun mars chandage politique, le guu- vernement néo-démovrate jouissant déjà, d’ailleurs, d'une mejorité suffisante,
Pour sa part, M, Desjar- dins a affirmé qu’il désirait être là ‘‘où se trouve l’ac- tion?’ ! Ceci lui permetterait en particulier de poursuivre un de ses grands objectifs politiques, l’aide gouverne mentale aux écoles privées, tion!!! Ceci lui permetterait en particulier de poursuivre
L'unité ne signifie pas uniformité
VANCOUVER — L'unité canadienne ne signifie pas uniformité, a déclaré le 7 mai la reine Elizabeth,
Travailler à cette unité, a précisé la reine, au cours d’une allocution devant un tribunal de citoyenneté au Queen Elizabeth Theatre, consiste à devenir partie in= tégrante d'une communauté qui se partage un territoire vaste et varié, deux langues officielles et plusieurs cul- tures,
‘ Personne ne s'attend et n’exige des nouveaux ci- toyens qu’ils abandonnent leur héritage, qu’ils re- jettent leur passé ou qu’ils renient leur identité’, a-t… elle ajoutée,
LIBERTE AUTHENTIQUE
‘ C'est unengagementtrès sérieux que celui de choisir un nouveau pays, de trans- planter son existence dans un nouveau contexte, Per sonne ne peut évidemment accomplir ce bond courageux
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La Commission Scolaire se Gravelbourg désire profes- seur bilingue pour fonctions de principal, école élémen- taire, grades un à sept, personnel de seize.
S'adresser en donnant qualifications et références à: AH. Lepage, Secrétaire-Trésorier,
Gravelbourg, Saskatchewan,
du coeur sans jeter un re gard à l'arrière,
Il est quasi impossible de se débarrasser de l’héri= tage de plusieurs généra- tions et de la culture de plu- sieurs années, et l'on ne s'attend pas à cela, Person né n’exige ou ne s'attend à ce que les nouveaux citoyens ne rejettent leur passé où re nient leur identité,
Choisir cette liberté, cette vie, ce pays pour soi même, voilà l'engagement de tous les Canadiens, parce que quiconque choisit le Ca= nada comme son pays accep= te tous les Canadiens comme ses concitoyens, qu'importe leur langue ou leur couleur, qu'importe leur âge, leur façon de vivre, leur religion ou leur origine!”
CÉREREREREREREREREEEET
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sur une église en Tanzanie.
$1,000. Ecrivez au Père Jean Blekemolen
des Pères Blancs d'Afrique
C.P,83,MWANZA, TANZANIA.
ones. sms.
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4 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 —
ÉDITORIAL
Les sceptiques d'autrefois et d'aujourd'hui en au- ront pour leur rhume la semaine prochaine. Le pre- mier poste radiophonique de langue française dans l'Ouest canadien fétera vingt-cinq ans d'existence.
Dans un monde comme celui de l'électronique où tout change et évolue si rapidement, vingt-cinq an- nées de service public c'est un fait digne de men- tion. Et l'événement mérite encore plus d'être sou- ligné quand on sait combien il est pénible de faire rayonner la langue et la culture françaises à travers et par-dessus la mer d'ondes anglo-américaines qui submergent nos prairies.
La simple existence de CKSB (et de CFRG -Gra- velbourg, de CFNS - Saskatoon et de CHFA - Ea- monton, d'ailleurs) demeure le défi le plus coura- geux que la communauté francophone du Canada tout entier ait jamais osé relever.
Pour s'en convaincre, il suffit de lire dans notre supplément, “l'historique d'un mouvement” qu'a tracé feu l'abbé Antoine d'Eschambault, le plus persévérant des ouvriers de première heure de Ra- dio-Saint-Boniface. Ceux qui n'ont pas encore cin: quante ans soupçonnent difficilement ce qu'il a fal- lu de ténacité et de démarches sur démarches avant de réussir à percer toutes les oppositions et à arra- cher à Ottawa la permission de rendre les ondes ca- nadiennes bilingues, même dans l'Ouest du pays.
Car, il faut bien se le rappeler, c'est à partir du principe fondamental que le Canada est, par défi- nition, un pays bilingue d'une côte à l'autre qu'une poignée de Canadiens français de l'Ouest canadien se sont mis en frais de réaliser le “rêve impossible" (selon d'aucuns) de Radio-Ouest-Française.
De toutes les personnes qui ont le plus contribué à faire de ce “rêve” une réalité, il convient d'en
Les vingt-cinq ans de CKSB
mentionner deux. Nous avons déjà nommé plus haut l'abbé d'Eschambault. D'après le témoignage de tous ceux qui l'ont connu, ce fut un travailleur constant et infatigable en même temps qu'un fin diplomate qui sut se faire ouvrir les portes les mieux gardées. C'est lui qui réussit à faire tomber les derniers obstacles à la fondation de CKSB. Mal- heureusement, les Franco-Manitobains ne pourront lui rendre qu'un hommage posthume.
L'autre pilier de force dans cette conquête ardue des ondes de l'Ouest, ce fut Mgr Maurice Baudoux, alors curé de Prud'homme en Saskatchewan, au- jourd'hui archevêque de St-Boniface. Nous publions ailleurs dans ces pages une interview où il nous ra- conte certains souvenirs de cette époque qu'on peut, à juste titre, appeler “héroique”. Mgr Bau- doux est trop bien connu pour que nous ayons à rappeler qu'il n'a jamais été homme à abandonner un objectif qu'il estimait fondamental pour la sur- vivance et l'épanouissement de la communauté francophone dans l'Ouest canadien.
Certains s‘étonneront du rôle actif et de premier plan que des membres du clergé ont joué dans la fondation de Radio-Ouest-Française. [| faut dire qu'à l'époque, comme autrefois dans l'histoire du pays et de l'Occident, bien des projets d'ordre so- cial, éducatif, culturel ou scientifique n'ont pu prendre corps que grâce à l'initiative et à la parti- cipation de prêtres et de religieux ou religieuses hautement ‘“sensibilisés’’ aux besoins de tout “l'hu- main”
Il n'en résulte pas dans le cas de CKSB, que l'en- treprise soit une oeuvre d'Eglise ou une propriété diocésaine. Les propriétaires et les actionnaires en sont des Franco-Manitobains qui, quel que soit
leur rang en fonction sociale, ont consenti à con- tribuer de leurs deniers à l’entreprise. CKSB est de- venu ce que la population a voulu en faire, Fort heureusement qu'il y a toujours eu un noyau actif qui s'y est intéressé et qui en a subi le développe- ment. Ces gen$ ont accompli beaucoup avec les moyens limités (surtout d'ordre financier} dont ils ont disposé jusqu'ici. Il est plus que convenable de les en féliciter.
Il reste maintenant l'avenir. L'affiliation au ré- seau national de Radio-Canada a été une source de qualité et de variété de programmes en même temps qu'un puissant renfort de revenus. Cependant, il y a un pas de plus à faire. Si le réseau français de Ra- dio-Canada veut vraiment être “national” et non principalement “montréalais”, comme c'est le cas maintenant, il devra décentraliser sa production et établir des postes de base régionaux. CKSB est tout indiqué pour un tel rôle. Avec un peu de bon- ne volonté, Radio-Canada pourrait recruter sur pla- ce, un personnel suffisant auquel il suffirait de don- ner un bon entraînement, soit ici soit ailleurs. La haute direction de Radio-Canada a certes fait beau- coup pour assurer que les ondes demeurent cana- diennes donc ‘bilingues’ dans l'Ouest. !! faudrait maintenant que ce contenu de langue française de- vienne lui aussi “canadien”. En ce moment, il est trop “québécois”. L'Ouest aurait des choses in- téressantes à dire à l'Est, si celui-ci voulait bien nous écouter de temps en temps.
En attendant que viennent ces jours meilleurs, adressons nos plus chaleureuses félicitations à CKSB et souhaitons-lui plein succès au service de “toute” la population francophone du Manitoba.
J.-P. À.
Nos lecteurs nous écrivent
L'Hôpital Taché
M. le Rédacteur,
Ayant êté membre actif des Dames Auxiliaires de l'Hôpital Taché depuis leur début, je crois qu’il est mon devoir de venir donner un mot d'encouragement et de remerciements aux Soeurs Grises pour le dévouement, la tendresse et les bons soins qu’elles donnent à leurs nombreux malades, Elles font sûrement un mer- veilleux travail,
Aucun foyer de vieillards, opéré par un laïque, ne peut surpasser la qualité de soins donnés à l'Hôpital Taché, J'en suis témoin de la bonté du Personnel puisqu’à cha= que visite régulière aux ma= lades je ne cesse d'admirer la manière dont ils sonttrai- tés. Jamais je n'ai vu un patient se plaindre de mau= vais traitements, La pre- mière fois que j'ai fait la tournée des étages, j'ai été très émerveillée de voir que chaque individu, n’im-
porte sa religion, son teint, sa nationalité, était aussi important que l’autre pour tous les employés,
Un petit incident, comme celui de voilà deux semai= nes, ne peut pas se compa= rer à l’immensité de la qua-
Mémoire présenté
lité du travail fait par les employés et les Soeurs Gri- ses de l'Hôpital Taché,
Quelqu'un toujours fidèle à l'Hôpital, Mme J, C, Mouard St-Boniface 13-5-71,
au ministre Rene Toupin le 15 mai
Depuis l'avènement du gouvernement Schreyer, nous constatons avec enthou= siasme la sympathie que notre premier ministre ma nifeste à l'égard du progrès de la vie française au Ma- nitoba,
Nous croyons que l’épa- nouissement des francopho- nes ne peut se réaliser que par des actions immédiates qui pourvoiraient à des loi- sirs en français et à des services en français pour les enfants à l’âge pré-ma- ternel,
Nous voulons croire que le gouvernement provinciai veut manifester concrète ment sa compréhension des
Opinion d’un électeur
besoins urgents des franco- manitobains, Comme notre représentant au Cabinet pro- vincial, nous vous deman- dons d'informer ie Cabinet de nos requêtes et de faire pression auprès de lui pour qu’il fasse suite à nos dé marches auprès de vous,
Les demandes que nous vous adressons, Monsieur le Ministre, sont les suivan= tes :
1, La construction d’une piscine d'ambiance françai= se à St-Boniface, A cet effet, étant donné l'absence totale de loisirs français au Mani= toba, nous voyons comme étant très important à la vie française des manitobains l'établissement de cette pis= cine où les cours et l’admi= nistration seraient totale ment en français,
2, L'aménagement d’une garderie d'enfants attenante à cette piscine où le person nel et l'ambiance seraient complètement français,
En tant que sous-comité de la S,F,M, nous vous de mandons d'apporter des ré- sultats concrets sans délai et de manifester ainsi votre politique en faveur d’une province bilingue et unie, Lucille Huot,
Louise Trudel, Paulette Boulet, Suzanne Prince, Hélène Martin, Georgette Ferland, Louise Bouchard, Gertrude Mousseau,
Sous-comité de la S,F,M,
La versatilité
Le député de St-Boniface à l'Assemblée législative, M, Laurent Desjardins, vient de jeter son dévolu sur le parti au pouvoir, le Nouveau Parti Démocratique. Cette fois, on suppose que c'est définitif et qu’il ne se ravi sera pas au bout de quelques mois ! Il y a encore le parti conservateur qu’il n’a pas essayé !
M, Desjardins proteste publiquement qu'il a le droit de changer d'idées, Soit! Mais il ne faut pas confon- dre idée, opinion, sentiment et opportunisme, Pour le public qui ne sait pas lire les ‘‘consciences’’, les dé cisions (contraires ou con tradictoires, on ne sait plus !) prises depuis un an par le député de St-Boniface relè- vent plus de la versatilité (au sens français du mot) et de l’émotivité que d’une pensée politique rigoureuse,
du député de St-Boniface
Le premier ministre Schreyer a expliqué que l’en- trée de M, Desjardins dans les rangs du NPD n'impli= quait aucun marchandage po= litique, Nous acceptons l'ex plication du premier minis- tre, Espérons que l'opinion publique en fera autant, La nomination de M, Desjardins au Secrétariat des relations culturelles fédérales-pro= vinciales et au poste d’ad- joint parlementaire du mi- nistre de l'Education touche de près aux questions qui intéressent la collectivité francophone du Manitoba, Il est à espérer qu’il y aura moyen de collaborer fran- chement de part et d'autre, même si l’on ne partage pas la dernière option politique du député de St-Boniface,
Chose certaine, la ques- tion du bilinguisme ou du caractère bilingue de Saint- Boniface ne doit pas faire l’objet de marchandage poli
tique. Si le bilinguisme est une valeur canadienne qui mérite d’être étendue et dé veloppée, tout homme poli= tique, quel que soit son parti, doit s’y intéresser etle pro mouvoir le plus possible à jeu ouvert et non par toutes sortes de combinaisons dans les coulisses,
On sait que le député de St-Boniface s’est acquis une réputation de lutteur acharné pour les causes de haute im- portance telles que celle des écoles privées, C’est proba= blement un domaine où sa présence au gouvernement pourra être utile,
Reste à savoir maintenant si la majorité des électeurs de St-Boniface qui lui ont as- suré leur support depuis déjà une bonne quinzaine d’années voudront bien le suivre jus- que dans sa dernière option politique, Les courants d’0 pinions ne devraient pas tar der à se manifester,
de puissance militaire
WASHINGTON — Les dé penses militaires dans le monde au cours de la der nière année se sont élevées à $204 milliards et le Cana da se classe parmi les dix pays ayant consacré le plus d'argent à cette fin, révèle l'Agence pour le contrôle des armements, Cette som= me équivaut à quelque $6 pour chaque homme, femme et enfant du pays,
Ces chiffres astronomi- ques se comparent aux $199 milliards dépensés en 1969,
L'agence précise que les dépenses de 1969 équivalent à un dollar de revenu produit par chacun des 1,800,000,000 d'individus de la moitié la plus démunie de la popula= tion mondiale,
Le rapport ajoute que les dépenses militaires ont aug menté de 50 pour cent au cours des cinqdernières an nées,
Gérald DORGE Directeur
Tanscona, Manitoba.
«LIBERTÉ: PATRIOTE
Membre de | ‘A.B.C, de la M.W.N.A. et des Hebdos du Canada
Tirage (RO Certifié
Journal hebdomadaire publié le mercredi par Pressa-Ouest Limitée,
Jean-Paul AUBRY, O.M.I.
Toute correspondance relative aux articles et nouvelles doit être adressée à: LA REDACTION, La Liberté et le Patriote, B.P. 96, Saint-Boniface (tél: 247-4823),
Toute correspondance ralative aux abonnements doit être adressée au: SERVICE DES ABONNEMENTS, La Liberté et le Patriote, B.P, 96, Saint-Boniface, Manitoba (tél: 247-4823).
Toute correspondance relative à la publicité, aux annonces commerciales et aux petites annonces doit être adressée au: SERVICE DES ANNONCES, La Liberté et le Patriote, B.P., 96, Saint-Boniface, Manitoba, (tél: 247-4823),
ABONNEMENT ANNUEL — CANADA:
Les abonnements partent du premier numéro du mois aui suit le réception de l'abonnement,
imprimé par Reliance Press Ltd, 114 Victoria ouest.
Courrier de deuxième classe — Enregistrement No 0477.
Rédacteur
$5.00 ETATS-UNIS: $6.00 ETRANGER: $7.00
6 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mereredi 19 mai 1971 —
Feuilleton de “La Liberté et Le Patriote”
JASMIN D'ESPAGNE -
par Jeanne Battini
Reproduit avec l'autorisation de la Société des Gens de Lettres
Philippe? avait-il répété, comme s’il s'agissait de quelqu'un dont il n'avait ja mais entendu parler,
Elle savait bien que les traductions lati- nes sont la chose la plus abominable, la plus abrutissante, mais enfin, il avait bien consenti à recevoir Philippe, quoi que n'ayant pas partagé l’allégresse de safille, en dépit de l’objection:
-Je ne crois pas que ce soit là un parti acceptable, Au surplus, tu es encore jeune.
Et, sans doute, maudissait-il Louise Ri= chet qui, en lui donnant la peur du loup, l’avait jetée dans la gueule de la bête, car son regard était devenu étrange,
Elle s'était approchée:
-Mais, oui, papa chéri, tu sais bien que ce jeune homme dont je t’ai parlé... Il doit venir aujourd’huj.
ll se frotta les yeux et demanda:
Comment as-tu dit qu’il s'appelle ?
-Lindiey, Philippe Lindley, répondit sua= vement sa fille,
Alors il lui tendit le journal étalé sur le bureau,
- Tiens, regarde, dit-il,
Le portrait de Philippe souriait en pre- mière page sous une manchette en capita= les: ‘LE RETOUR DE L'ENFANT PRODIS GUE'’,
Le journaliste y narrait de la façon la plus pittoresque, comme un coup de tête, le départ de la maison paternelle du jeune Philippe Lindley, le fils du grand armateur
londonien, ajoutant que le retour était cer= tainement dû à la présence à la Victoria d’une charmante quelque peu cousine qui exerçait sur le jeune homme un grand pou= voir d'attraction,
La fiancée de Philippe sentit un frisson glacé la parcourir... ‘‘Le fils du grand ar mateur londonien!” Mais alors, ils ne voudront jamais,
Elle lut l’article jusqu’au bout et, sur le moment sa joie de l'attente n’en fut pas atteinte, A son pêre qui l’interrogeait du regard elle dit:
C'est lui. À peu de choses près, c’est aussi ce qu’il m'a dit, Il est parti fâché avec ses parents parce que Ceux-ci VOu= laient le marier avec cette cousine, Mais le journaliste est mal renseigné, ou bien trouve-t-il, sans se soucier de la vérité, qu’il est plus original d'expliquer ainsi son retour, C’est le départ qui était dû à la présence de cette cousine à la Victoria,
Cependant untourment commença à s’ins= taller en son coeur,
- Quand il sera ici cet après-midi, ajou= ta-t-elle comme pour s'affirmer que rien n'était changé, {1 te l’expliquera lui-même, comme il me l’a expliqué, à moi...
Mais l’aprés-midi, Philippe ne vint pas, Ni le jour suivant, Ni les autres jours de la semaine,
Monique écrivit à l’adresse qu’il lui a= vait donnée, Aucune réponse ne parvint à la jeune fille,
Le père finit par lui avouer ce qu’il sup= posait sans trop le redouter,
-Les parents ont dû faire pression sur lui, c'est certain, Is désirent sans doute pour leur fils une jeune fille de leur mi= lieu,
Il sembla à Monique qu’il y avait quelque chose de réjoui dans l’intonation de la voix paternelle, Sa souffrance de l’attente vaine en était accrue,
-Je ne peux croire qu’il ne m'aime plus,
Tous les raisonnements du monde ne pou vaient avoir raison de sa foi en Philippe,
-J1 faudra te faire une raison et accepter
le fait, si cela était, Tu es jeune, tu trouve. ras un jeune homme de notre milieu, qui t'aimera et te “endra heureuse,
t le monde sait la vanité de ces sor L on iner - s u'elles puissent ire, mais Je pérc
ir ne pa] ijt ne pa à } etire un minimum de conviction, Vivant dans un
ferme oupconnait
barricadé contre la Vie, il pas l'orage qui grondait
Un jour, elle revint de la boîte aux let tres, muette, navrée, comme toujours, Seu= le, une lettre de sa marraine s’y trouvait, qu'elle ouvrit sans hâte, Madame Richet s’étonnait du silence de sa filleule qui a= vait promis de tout lui écrire,
Après cette lecture, elle se sentit prise d’une décision soudaine,
Je jui écrirai, des ce soir, car, cesoir, et pas plus tard, je saurai...
Toute fierté ravalée, elle avait décidé de suivre l'élan de son coeur: ‘‘Is croiront que je vais le relancer à cause de sa situa= tion, ils croiront ce qu’ils voudront, ce qu’ils voudront! Tout m'est égal! Une seule chose importe: je veux savoir, je ne veux pas le perdre ainsi,’
Elle se renseigna À la gare des autobus, monta dans un car en partance vers Grasse et s’assit gravement à la première place libre, Distraitement elle regardait le pay= sage en pensant: ‘‘Au retour, je serai de nouveau assise dans un car comme celui-ci, sur un siêge comme celui-ci, mais com= ment m'y tiendrai-je? Heureuse et fiêre ou douloureuse et désespérée? En ce mo ment j’ai encore dans mon coeur une peti= te flamme d'espoir, sera-t-elle éteinte au retour?!’
Des villas sur la drdite, des villas sur la gauche, affichaient, leur joie fleurie, par- faitement indifférentes au tourment d’une petite fille qui cheminait maintenant, seu= le, et à pied, cherchant un nom à toutes les grilles,
— L'aurait-on mal renseignée ? Ou se se- rait-elle trompée ?
-La Victoria? répondit du trottoir en face, une vieille femme, à mine de sorciè- re, que Monique avait interrogée timide ment, vous ne pouvez vous tromper...
Une voiture, à vive allure, coupa la phra- se. Monique sut qu’elle ne s’était pas trom= pée. Irène était au volant ! A quoi bon main tenant aller plus loin? L'idée lui vint, se sentant défaillir, de se laisser tomber au bord de la route, Mais la vieille criait:
- C'est la première villa à gauche,
Elle remercia et, par contenance, mar= cha dans la direction indiquée, décidée à ne pas poursuivre sa démarche, mais pous= sée par une espêce de curiosité,
Elle suivit un long mur, interminable, derrière lequel de hauts cyprès dissimu- laient toute demeure,
Une immense grille, à la ferronnerie ar tistique surmontée d’une couronne qu’elle ne sut identifier, au-dessus de laquelle s’inscrivait le nom de la demeure de Phi- lippe, Un sphinx gardait l'entrée,
Elle se tenait immobile, pétrifiée... Etre arrivée jusque-là et ne rien tenter !.. Le bouton de la sonnette était À portée de la main... Avoir sonné lui parut tout à coup une suprême audace, Elle songea à fuir...
De la maisonnette en retrait, à laquelle elle n'avait prêté aucune attention, sortit un homme à grosses moustaches rondes, IH traversa l'allée sablée, sans quitter la jeune fille de son regard perçant, sous les sourcils broussailleux,
La tête collée aux entrelacs en fer forgé, sans ouvrir, il demanda:
_- Vous désirez, Mademoiselle ?
— Je désirerais voir M, Lindley,
-Si c'est pour une place, il faut vous a= dresser aux bureaux, Et il lui donna une adresse, »
I l'examina, depuis ses chaussures blan- ches, sa robe frafche et bleue, jusqu’à ses cheveux éclatants de soleil,
- C'est pour une place de dactylo que vous venez? Allez voir le chef de bureau, il est très gentil
sera formuler l’objet de sa dé marche? Léja l'homme faisait mine de ja juitter, Elle: sa £hance, Pourtant un grand découragement l'avait gagnée,
-Ce n'est. pas pour une place... Je vou=
liait pas perdre
Mme John
A la Conquist Nursing Home, à l’âge de 77 ans, après une longue maladie, est décédée Mme John C, Davis, née Priscilla Guil- bault, épouse de feu le sé nateur John Caswell Davis, et anciennement du 152, av, La Vérendrye, St-Boniface, Elle était descendante en ligne directe des premiers pionniers du Manitoba, Sa famille, originaire d’Al- sace-Lorraine, s'installa sur un homestead à l’embou= chure des rivières Rouge et Assiniboine en 1859, Mme Davis résida à St-Boniface toute sa vie,
En reconnaissance de ses activités charitables au Ma= nitoba, Mme Davis reçut la médaille Bene Merenti du Pape Jean XXII, Elle fut la première présidente et membre à vie des Dames Auxiliaires de l'hôpital gé- réral St-Boniface, membre à vie honoraire de la Ligue des Femmes Catholiques, section St,John Fisher et membre de l’amicale des Académies Ste-Marie et St- Joseph, Mme Davis fut re- connue tant au niveau na- tional que provincial pour son immense travail au sein du pérti libéral, Elle fut nommée membre à vie hono= raire de la Fédération des Femmes Libérales Provin- ciales du Manitoba et de l'Association Libérale deSt= Boniface, Elle fit aussi par- tie du Conseil du Club Ca- nadien des Femmes, fut pré sidente de la Société des Femmes Canadiennes Fran çaises du Manitoba, membre du Cercle Molière, de la Société Historique de Saint- Boniface, de l'Alliance Française, du Rendez-Vous Français, du Club des Da- mes de l’Université, du Co mité des Dames de l'Or- chestre Symphonique, du Club des Femmes des In- génieurs Professionnels, des Clubs d'hiver du Mani toba et de Winnipeg,
La défunte laisse dans le deuil son fils, Edward Ja mes, de Burbank, Califor- nie; trois filles, Mmes Char les=Alfred Pratt (Yvonne), de Calabasas, Californie,
MacKENZIE
Salon funéraire de Prince-Albert W.T, Beaton - H.J. Jordon 130, 9e rue Est. Tél: 763-8488 lci on parle francais,
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Tél: 233-4949
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Jean-Marie Huot (Luctille), de St-Boniface, et John J, O'Neill (Patricia), de Van= couver Ouest, C.-B,; deux soeurs, Mmes Thomas J, Kenniff (Georgina), de Mont- réal, et John Grant Costello (Marie-Louise), de Win nipeg; un frère, Joseph Guilbault, de Chicago, Ili- nois; deux petits-enfants; 17 petits-fils et une arrière petite-fille, Deux frères, Victor et Auguste la précé- dèrent dans la tombe,
Le service fut concélébré en la Chapelle des Soeurs Oblates, 601, rue Aulneau, St-Boniface, le mardi soir 11 mai par Mgr Charles Empson et les abbés Ray- mond Roy et Maurice Ber- nier, L’inhumation se fit dans le lot familial du cime= tière de la Basilique, La Chapelle funéraire Philip Coutu était en charge des arrangements,
Les porteurs actifs furent MM. Thomas Guilbault, de Chicago, Terrence O’Neill, de Vancouver Ouest, Harold Davis, de Los Angeles, John Michael Costello, de Winni= peg, et Gérard et Claude Huot, de St-Boniface, Les porteurs honoraires, l’ho= norable Juge Irving Keith, l'honorable Juge Louis De- niset, le. Sénateur Gildas Molgat, MM. Joseph Guay, député au fédéral, Laurent Desjardins, MAL, Bernie Wolfe, du Conseil du Métro, Edward Turner, maire de St-Boniface, Charles E, Huot, Rupert Whitehead, Emmett O’Neill, Théobald Hébert, Frank Davis, Elphe- ge Faucher, Wilfred Mager et le Dr Alexander Kristof,
M. Oliva-R. LE BLANC'
A l'hôpital St-Vital le mercredi 5 mai, est décédé M. Oliva-R, LeBlanc, époux de Edith LeBlanc, demeu- rant au 227, rue Bertrand, St-Boniface, Les funérailles eurent lieu le 8 mai dans la Chapelle des Soeurs Obla- tes, au 601, rue Aulneau, et l’inhumation se fit au cime- tière Green Acres, La mai= son funéraire Green Acres était en charge des funérail= les, Outre son épouse, le dé- funt laisse dans le deuil trois fils, Achille, de Conquest, Sask., Christian, de Chur- chill, et Roméo, de Saint- Boniface, quatre filles, Mme G, Phaneuf (Antoinette), de St-Louis, Sask,, Mme A, Brunel (Cécile), de St-Vital, Mme R, Gelinas (Thérèse), de Powerview, et Mme H, Montsion (Germaine), de St- Boniface; 35 petitsenfants, ainsi que 20 arrière-petits= enfants, Un fils, Laurent est décédé en 1967,
-La fidélité est la seule pierre de touche du véritas ble amour, (Dom Marmion)
PIERRE BRUNET, prop.
Monuments BRUNET
405, rue Bertrand, St-Boniface Tél.: 233-7864
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MORTUAIRE | posjardi
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| Téléphones :
M. Henri FOREST
A l'hôpital St-Joseph le 27 avril 1971, à l’âge de 76 ans, est décédé M, Henri Forest, né à Coteau-du-Lac, Québec, époux de Marie- Anne Aussant, demeurant à Gravelbourg, Sask., depuis 1914, Les funérailles eurent lieu le vendredi 30 avril 1971 en la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption à Gravel- bourg, et l’inhumation se fit au cimetière local de Gra- velbourg, La maison Claude Piché était en charge des fu nérailles,
Outre son épouse, le dé- funt laisse dans le deuil trois fils, Fernand, d’Edmonton, Roger ot Réal, de Gravel- bourg; trois filles, Fleur- Ange (Mme Gérard Dorais), de Los Angeles, Californie, Cécile (Mme Léo Lirette), d’Edmonton et Lucie (Mme Marc Riou), de Montréal; cinq frères, Lionel et Jo- seph, de Montréal, Rémi et Edmond, Coteau-du-Lac, et Rolland, de Gravelbourg; une soeur, Alida, de Montréal,
M, Forest était vétéran de la première grande guerre, membre de la Société d'A griculture, de l’ACFC et du Poste CFRG, Ilétait aussiun Chevalier de Colomb et membre de la Légion Roya= le Canadienne,
Les porteurs honoraires furent MM, Alf, Fauchon, Gérard Soucy, Paul Moquin, Gilbert Dupas, Paul Mar- chand et Emile Levoc, Les porteurs actifs, MM, Ernest Aussant, Raymond Gosse- lin, Claude Dorais, Paul, Gérard et Louis Perrin,
Mme Arthémise PAINCHAUD
A l'hôpital général Saint Boniface, le 14 mai, à l’âge de 39 ans, est décédée Mme Arthémise Painchaud, née Arthémise Allarie, épouse de Gustave Painchaud de- meurant à Fannystelle, Man, Les funérailles eurent lieu le 17 mai en l'église de Fan= nystelle et l’inhumation se fit au cimetière local, La maison Desjardins était en charge des funérailles,
Outre son époux, la défun= té laisse dans le deuil ses parents, M, et Mme Napo= léon Allarie, de St-Eustache; ses fils Constant, Rhéal et Lionel, sa fille Joycelyne, ses petits-enfants, Michelle et Rachelle; un frère, Phil- lip; ses soeurs, Alphée et Lucie Allarie, Mmes À, Té= trault (Claire), M, Girard (Simone), D, Schade (Horten= se) et L, Arnal (Valérie),
Chapelle funéraire
Coutu
156, rue Marion
St-Boniface
lablissement 18 plus ancie |
de St Boniface | |
. 8 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
Les districts bilingues
Je me demande vraiment si les desseins de la Com- mission sur le Bilinguisme et le Biculturalisme sont aussi impénétrables que ceux de Dieu à en croire les recommandations faites au gouvernement fédéral de créer 37 districts bilingues au Canada. et d'y inclure toute la province de Québec! Passe encore pour le Nou- veau-Brunswick, mais la province de Québec devenue district bilingue ? Je ne com- prends plus !
L'une des plus grandes et importantes provinces du Canada ramenée au rang de district. Ce n’est qu’une fa- çon de parler, expression d’un langage administratif, mais tout de même on exa= gère,
Déjà en Saskatchewan, nous aurons éventuellement sept districts bilingues, des districts ruraux pour la plu= part à l’exception de Prince Albert urbain, Saskatoon et Regina ne seront pas inclus dans ces districts, ce qui est une lacune que j'ai déjà fait remarquer, Plusieurs milliers de Francophones habitent maintenant Regina et Saskatoon, S’ils leur ar- rivent de comparaître ou de plaider en cour de justice, ils ne pourront juger ou se faire juger qu’en anglais, tandis qu’un anglophone du Québec habitant même un coin des plus reculés de cette province pourra lui, juger ou se faire juger dans sa langue maternelle !
Les recommandations au sujet de la création des dis= tricts bilingues se sont ins= pirées des résultats du re- censement de 1961, Dix ans plus tard, ces résultats ont- ils encore la même valeur? Combien de ruraux ont émi= gré depuis dans les grandes villes en Saskatchewan par exemple ? Ces recommanda- tions viennent trop tard ou
Le Co Walhieu
— Institution qui
Nom de l'étudiant(e).
Nom des parents ….
trop tôt, N’eût-il pas mieux valu attendre les résultats du prochain recensement de juin 1971? Encore une fois, pourquoi le Québec bilingue? Si ce n’est pas une injustice, c’est une maladresse ou un affront,
par Marcel Moor
Denis BOUTIN Alida
Marc BOUTIN Alida
Léonard CARRIERE Storthoaks
llège
— Offre une éducation bilingue à tous les jeunes qui en ont compris l'importance.
— Le travail en équipe et les sports permettent de développer les forces physiques, d'acquérir le sens social et la maitrise de soi.
— Les multiples activités culturelles les préparent à vivre dans un Canada bilingue.
— Etudiants de 8e à 12e année admis.
— Résidences pour garçons et pour filles.
Pour renseignements, téléphonez 648-3105.
veut favoriser l'éducation chrétienne chez les jeunes gens et chez les jeunes filles.
Ci-dessus les membres du Comité régional du voyage-échange de Bellegarde (Voyage Myr. Gaire). De gauche à droite: M. Jean Carrière, (Storthoaks) président; Mme Odette Cruywels (Alida), secréfaire-trésorière; Mme Berthe Moreau (Bellegarde), conseillère; M. Omer Carrière (Storthoaks), conseiller. Mme Ida Delmaire {Wauchope), conseillère, ne paraît pas dans la photo.
VOYAGE-ECHANGE
Liliane MAILHOT Alida
Georgette COLLEAUX Wauchope
mn < ES Gisèle CHICOINE Storthoaks
Gilbert DESAUTELS Alida
assurances - vie
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té
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Chronique de CFRG
HOMMAGE A CKSB
CFRG aura 19 ans le ler juin prochain, tandis que son grand frère CKSB de St- Boniface en aura 25, Cetan- niversaire sera célébré les 217, 28 et 29 mai,
Félicitations, hommages sincères et fraternels à no= tre frère afné et doyen des postes de langue française de l'Ouest, de la part de CFRG la Voix Française du sud de la Saskatchewan,
Le voyage-échange de Bellegarde
Ce projet permettra à 20 jeunes francophones bilin- gues de la région de Belle- garde, en Saskatchewan, d'effectuer du 5 au 16 juil let un échange avec des jeu= nes francophones du même âge d’une région du Québec; de resserrer les liens d’a= mitié avec le Québec; de fai= re connaître les richesses naturelles et culturelles de notre pays pour que grandis= se chez nos jeunes une fier= té nationale éclairée; de for= mer des jeunes plus déter= minés à enrichir notre pays de la culture canadienne= française; d'encourager nos jeunes, entourés d’anglo= phones, à rester foncière= ment fidèles à leur langue et à leur culture propres; de faire vivre aux jeunes une expérience d'équipe et ce, hors de leur milieu an= glophone habituel, dans la fraternité, la joie, l’enthou- siasme,
x
Ronald GERMAIN
Alida
GUS PAINCHAUD
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OUVREZ L'OEIL...
Il y aura bientôt près de chez-vous un vendeur officiel du
VOYAGEUR SWEEPSTAKE
DE L'ACEFC. $ 1.00 le billet
Avantages aux vendeurs:
LES GENS DE CHEZ NOUS
La série d'émissions ‘Gens de chez nous’ sera diffusée le mois prochain sur les ondes de CFRG, Les da= tes ne sont pas encore éta- blies, cela relève de la res- ponsabilité de Radio-Cana- da. CFRG a collaboré à cet- te série d'émissions en choi- sissant Willow Bunch et son histoire racontée par un pionnier M, Conrad Légaré, neveu du fondateur Jean- Louis Légaré,
Choix heureux, M, Conrad Légaré âgé maintenant de 84 ans, nous a fait part de ses souvenirs avec la verve et la verdeur de langage des vieux conteurs de chez nous, Chevauchées fantastiques, échecs et succès, voyages en charettes l’hiver par 50 de- grés sous zéro, l'affaire du vétérinaire ivrogne, igno- rant et anglais par surcroît! Récit passionnant entrecou= pé de moments d’émotion, raconté à la manière des gens de chez nous, à la bon- ne franquette,
LE MEDECIN MALGRE NOUS
‘Le Médecin malgré nous’’ est revenu prendre sa place parmi le personnel de CFRG, Le Dr Marcus Will-be, de son vrai nom Marc Nogues, car médecin il sera dans quelques années, est étudiant en médecine à l’Université Laval de Qué- bec, Plus ou moins Gravel- bourgeois de naissance, à l'emploi, à temps partiel, de CFRG depuis sept ans, Il commença chez nous alors qu’il étaitétudiant au Collège Mathieu,
Durant l'été sa collabora= tion nous sera précieuse, comme par le passé d’ail- leurs !
M.M,
Liliane LEMIEUX Alida
$ 10,000.00 en prix !
Les personnes intéressées à vendre des billets sont priées de s'adresser au secrétariat de l'A.C.F.C.
2800 rue Albert, Regina, Sask.
2 billets gratuits par carnet vendu 5 p.c. du montant des prix pour les billets gagnants vendus.
Chronique
par Yves Fortier
Sport -yves > De GS
C’est le printemps Parlons de Lafleur et des autres
Au moment où vous lirez ces lignes, la coupe Stanley au ra été acquise par Montréal ou Chicago et les amateurs de hockey tourneront leur regard vers la prochaine étape qui suscitera le plus d’intérêt dans le monde du hockey, soit la séance de repêchage des joueurs juniors qui aura lieu le mois prochain, En effet, dans quelques semaines, plusieurs jeunes joueurs qu’on a vu évoluer dans les rangs juniors l’an dernier, endosseront l’uniforme de l’une des quatorze équipes de la L,N,H, en octobre prochain,
Ouvrons ici une parenthèse pour expliquer que ce systè- me de repêchage a été établi il y a quelques saisons pour une raison majeure: permettre aux nouvelles équipes, par conséquent les plus faibles, d'obtenir le premier choix pour les joueurs juniors, Si ce système avait existé il y a dix ans, nous n’aurions sans doute jamais vu les Rousseau, Back- strom, Savard, Laperrière, Lemaire ou Cournoyer endos- ser l’uniforme bleu-blanc-rouge,
A chaque séance de repêchage, le premier choix revient à l’équipe qui a terminé au dernier rang des quatorze équipes; cette année, ce privilège devrait normalement échoir aux ‘ Seals”’ de la Californie, mais ceux-ci ont cédé leur droit aux Canadiens, à cause de transactions conclues dans le passé, I n’y a aucun doute que les Guy Lafleur et Marcel Dionne seront les deux premiers joueurs à faire le grand saut, mais une fois ces deux joueurs acquis, on y perd son latin à chercher,
L'éclaireur en chef des Red Wings de Detroit, Baz, Bas- tien, prétend pour sa part que Chuck Arnessen, des Bom- bers de Flin Flon, sera le troisième choix; de son côté, Claude Ruel, qui occupe le même poste que Bastien avec les Canadiens, ne tarit pas d’éloges à l’endroit de la forma- tion présente de l’équipe de Flin Flon; selon Ruel, l’équipe manitobaine possède des joueurs qui peuvent compter, frap- per, tenant ainsi l’équipe adversaire en échec, ‘‘Dans mon temps, de sire Ruel, un joueur qui aurait compté cinq ou six buts dans une partie, mais qui s’en serait fait compter quatre ou cinq alors qu’il était sur la glace, aurait quitté la patinoire la tête passablement basse, Aujourd’hui, c'est le contraire et c’est malheureux,” Ruel ajoute que les équipes de la ligue nationale ont présentement les yeux sur des joueurs d’avant qui ne sont pas des compteurs prolifiques, mais qui sont efficaces à la défensive, Ruel résume sa pen- sée en disant qu’un vrai professionnel estun joueur qui peut se signaler autant à la défensive qu’à l'offensive,
Nous verrons dans quelques semaines quels sont ceux qui sont de vrais ‘‘pros’’ pour les magnats du hockey profes sionnel,
Dans un autre ordre d'idées, les Canadiens, une équipe f1- naliste pour l’obtention de la coupe Stanley, auront droit
au premier choix du repêchage chez les juniors, ce qui veut dire que Lafleur ou Dionne endossera l'uniforme de l’équipe mais comment expliquer le geste des ‘‘Seals’’ de la Cali- fornie ? Je crois que l’on peut donner une raison à ce geste: les ‘‘Seals’”’, tout comme toute autre nouvelle équipe, ont besoin de joueurs expérimentés qui pourront ainsi former une équipe valable; les nouvelles équipes ont besoin de joueurs connus, dont les noms suffiront à attirer plus de spectateurs, donc, plus de dollars,
Bien sûr, il y a des exceptions, et là je pense à Gilbert Perreault, déjà vedette à sa première année professionnel- le, Que nous réserve la saison 1971-1972? De nouvelles étoiles, ça ne fait aucun doute,
NOTULES SPORTIVES
- C'estsamedi dernier que souvient que la direction de les porte-couleurs des Red J'équipe en avait décidé ain Wings de Détroit se sonten- 51 1] y a quelques mois afin volés vers la Floride, On se de rebâtir l'esprit d'équipe,
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L'instructeur Ned Harkness s’est dit assuré que ce repos des joueurs aura uneffetsa- lutaire sur l’équipe pour la saison prochaine,
- Une compagnie améri- Caine a mis sur le marché un disque intitulé ‘‘The two sides of Bobby Orr’’, et sur lequel le défenseur des Bruins de Boston y raconte un peu sa vie et donne des conseils aux jeunes joueurs de hockey, Après la petite
crise” de Orr dans la sé- rie contre les Canadiens, on pourrait peut-être refaire ce disque: ‘The three sides of
- En remportant le trophée Calder, décerné à la meil- leure recrue de l’année dans
la L,N,H,, Gilbert Perreault est devenu le sixième cana= dien-français à mériter cet honneur; les autres furent Edgar Laprade (1946), Ber- nard Geoffrion (1952), Ca- mille Henry (1954), Robert Rousseau (1962) et Jacques saperrière (1964),
- Les équipes profession nelles de baseball voyagent toujours en première classe et les joueurs n'ont vrai- ment rien à redire du ser
vice qui leur est offert sur les lignes aériennes, Les joueurs des Mets de New York ont encore plus de rai sons d’être satisfaits puis- qu’ils connaissent mainte- nant le menu avant de mon- ter à bord, C'est ainsi que lors d’une récente tournée, {ls ont pu déguster du pou let à la Kiev, une omelette espagnole, du steak et du homard, du filet mignon et un poulet haïtien, C’est beau- coup mieux que les sand- wiches !
*X *X *X *
LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 / 11
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”juin:recensement. Du nouveau chez vous
Voici l'occasion de dire qui vous êles el ce que vous faites.
Participer au recensement, c'est un peu comme aller voter. C'est, si vous voulez, exercer un droit et profiter d'un avantage. Voici le moment de vous faire connaître au Canada, vous et votre famille, de lui dire où et comment vous vivez, Mais tout cela en confidence, sous le sceau du secret, Les renseignements recueillis, devenus statistiques, seront utilisés par les nombreux groupements qui participent à l'organisation de notre avenir.
Les pouvoirs publics sauront alors où et à quelles fins dépenser notre argent: hôpitaux, écoles, logements, centres communautaires, parcs. C’est ainsi, par exemple, que trouvant'dans tel quartier un grand nombre d'enfants âgés de moins de cinq ans, votre commission scolaire saura qu'il faudra peut-être construire une nouvelle école. Ou encore que là où il existe trop de logements insalubres il faudra sans doute prévoir leur démolition et le réaménagement urbain. Bref, vous voyez ce que cela veut dire.
Vous vous recensez vous-même
D'ici quelques jours, vous recevrez un questionnaire, Toute personne habitant le Canada devra y répondre le ter juin. Si une enveloppe déjà affranchie accompagne le questionnaire du recensement de la population, remplissez ce dernier et postez-le. di n'y a pas d'enveloppe, ne postez pas le questionnaire, conservez-le . . . un représentant du recensement passera le prendre chez vous.
C'est peut-être la première fois que vous avez l'occasion de remplir vous-même un questionnaire dg recensement, Jusqu'ici nous envoyions des recenseurs de porte à porte vous poser lés questions à domicile,
Mais nous avons trouvé, après plusieurs fi!
recensements d'essai, que les résultats sont meilleurs quand on remplit soi-même le questionnaire.
Si vous possédez une ferme, notre représentant du recensement vous donnera, en plus du questionnaire du recensement de la population, un questionnaire du recensement agricole. Les renseignements que vous fournirez seront très utiles à l'établissement des programmes gouvernementaux nécessaires au développement agricole, Un peu après le ler juin, le représentant passera chez vous prendre les deux questionnaires dûment remplis. Il ne faut donc pas les poster.
vez du nombre:
Et si on ne répond pas au questionnaire’
Toute personne habitant le Canada doit répondre au questionnaire du recensement, C'est la loi! Si vous ne le faites pas, un représentant du recensement devra se présenter chez vous et le remplir avec vous D'où, pour vous et pour tout le monde, une perte de temps £t d'argent
Sans ces renseignements sur vous-même et votre famille, le recensement ne sera pas complet.
Quelques minutes de votre temps pour le recensement. Notre avenir à tous n'en sera que meilleur!
Le recensement, c'est votre affaire. Tout le monde a le droit et le devoir d'y participer. Soyez assurés que les renseignements que vous donnerez resteront strictement confidentiels et ne seront utilisés que pour améliorer le sort de tous les
anadiens.
ler juin: recensement. N'oubliez pas cette date! Dites-nous s'il y a du nouveau chez vous!
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12 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
AUKOPA(
PROTECTING MANITOBANS ON THE MOVE
COMBIEN ET COMMENT ?
Votre dollar d’assurance-automobile prendra toute sa si- gnification à compter du ler novembre 1971, date où entre- ra en vigueur l’assurance ‘‘Autopac?’,
Deux grandes catégories d’assurance de base seront alors offertes: ‘’ Promenade et affaires’’ et ‘‘ Promenade seule- ment’’, Les tarifs applicables à chacune de ces deux caté- tories seront indiqués sur votre proposition d’assurance- automobile et vous aurez à déterminer le taux de votre pri- me d’assurance en fonction de la catégorie dans laquelle tombe votre véhicule automobile, Les voitures particulières qui sont la propriété d'agriculteurs dont le seul revenu pro= vient d’une exploitation agricole, donneront droit à une re- mise,
TARIFICATION - en fonction des dis- parités régionales
Région | Les villes de Winnipeg, East Kildonan, St-Boniface, St- James-Assiniboia, St-Vital, Transcona, West Kildonan, La ville de Tuxedo,
Les municipalités de Charleswood, East St-Paul, Fort Garry, North Kildonan, Old Kildonan, West St-Paul,
Région II
Les villes de Brandon et de Portage-la- Prairie ainsi que le territoire du Manitoba situé au Sud du 53e parallèle, sauf la région I,
Région III
Tout le territoire du Manitoba s'étendant au Nord du 53e parallèle,
par catégorie de véhicules automobiles
Dans l’assurance Autopac, les ‘‘voitures de tourisme’’ sont classées en neuf catégories: de 1 à 8 plus une catégorie spéciale portant le numéro de code ‘0’’, Toutes les voitures de tourisme fabriquées en 1959 ou antérieurement tombent dans cette dernière catégorie, Elle a été créée car la plu=
CLASSIFICATION
Marque ot Mogate [CLASSIFICATION | D
ACADIAN Acadian, Canso — 6 cyl., Invader — 4 and 6 cyl Acadian, Canso, and Invader — 8 cyl. Canso Sport Deluxe — 8 cyl.
AMERICAN MOTORS CARS Ambassador, 880, 990 Ambassador, DPL, SST, and Brougham American, American 220, 330, 440, and Classic 550 AM.X. and Rebel Machine Classic, Classic 660, 770
part de ces véhicules ont une valeur inférieure à $200, Le contrat de base d’Autopac offre les mêmes garanties pour ces véhicules que pour les autres voitures de tourisme, mais la portion de la prime qui correspond à l’assurance tous-risques est réduite à une somme minimale,
EXEMPLE DE CALCUL DE LA PRIME
Voici un exemple typique de prime ‘‘ Autopac’’, Supposons le cas d’un homme marié, domicilié à Winnipeg, père de deux enfants âgés de moins de 25 ans, Il est le propriétaire d'une chevrolet Impala V-8 modèle 1970 et il l'utilise pour la promenade et pour se rendre à son travail,
Montant de la prime Conducteur (homme) de plus de 25 ans $7.00 Conducteur (femme) de plus de 25 ans $3,00 Conducteur (homme) de moins de 25 ans $22,00 Conducteur (femme) de moins de 25 ans $7,00 Prime sur le véhicule $97,00
Total de la prime annuelle $136,00
Cet exemple donne la prime de base de l’assurance obliga- toire ‘‘Autopac”’, Le tarif des assurances complémentaires ‘‘Autopac'’ sera publié au mois de juin,
ÉTENDUE DE L'ASSURANCE ‘’AUTOPAC"
Les garanties de l'assurance ‘‘Autopac’’ sur les voitures de tourisme sont les suivantes :
1, Responsabilité civile, y compris l'assurance des passa gers : $50,000,
2, Franchise de $200 en tous-risques, y compris collision, TORTS NON RETENUS,
3. Garantie en cas de décès d’une somme allant jusqu’à $10,000, TORTS NON RETENUS,
4, Garantie d’une somme allant jusqu’à $6,000 pour la perte d’un membre, la défiguration ou une autre infirmité, TORTS NON RETENUS,
5, Frais médicaux jusqu'à concurrence de $2,000, TORTS NON RETENUS,
CLASSIFICATION
En [060 | 67 | 66 85 64.60
Marque et Modèle
CADILLAC
Calais and Park Avenue 60 Special, 62, DeVille Eldorado Sedan, H,T., and
Marque et Modèle
6, Perte du revenu, jusqu’à $50,00 par semaine commençant une semaine après la constatation de l’invalidité totale et se poursuivant pendant toute la durée de celle-ci,
ASSURANCE - AUTOMOBILISTE - PRIME
Une portion minime de la prime ‘‘ Autopac’’ sera demandée de chaque conducteur lors du renouvellement de son permis de conduire, La plus grande partie de la prime sera malgré tout rattachée au véhicule automobile proprement dit,
Le fait qu’une portion de la prime d'assurance soit incorpo-
rée au coût du permis de conduire présente les avantages
suivants : 1) L'assurance ‘‘Autopac'’ produit ses effets (Invalidité, décès, frais médicaux) dans toute l'étendue del’Amérique du Nord à condition toutefois que le conducteur du véhicu= le détienne un permis de conduire en règle de la province du Manitoba, En outre, tout passager domicilié au Mani- toba est également compris dans la garantie, 2) Elle représente le moyen le plus simple et le plus équi= table d'établir la prime supplémentaire s'appliquant aux conducteurs ayant perdu plus de 5 points pour infractions, 3) Comme cette prime minime ne sera payée qu'une fois par an, indépendamment du nombre de voitures detouris- me qu’une personne possède, elle représente en fait une remise pour la famille qui a plusieurs voitures,
PRIME DE BASE DE L'ASSURANCE “AUTOPAC" PAR CATÉGORIE DE VOITURES TOURISME
1, Pour les décapotables et les ‘‘station-wagons’’ : ajoutez 10 pour cent au taux de la catégorie appropriée,
2, Tous les véhicules automobiles datant de 1959 (ou ulté- rieurs à cette date) : Catégorie ‘‘0?’,
3, Véhicules automobiles non désignés : adressez-vous di- rectement au Bureau de renseignements d’Autopac,
4, Pour calculer la prime ‘‘Autopac’’ de votre véhicule au tomobile, déterminez en premier lieu la catégorie dans la= quelle il tombe, puis établissez la prime correspondante à l’aide de l’un ou de l’autre tarif suivant l’usage que vous en faites,
CLASSIFICATION
Er 0 [en 68 | 6 | 60 5 | 4.0)
Charger — 8 cyl
Charger 500, Special Edition, R/T, Daytona, Super Bee
Coupe Coronet
Eldorado Brougham, 75, and all other models
Fleetwood Brougham
CHEVROLET
Belair — 6 cyl., and Biscayne
Belair — 8 cyl.
Camaro — 6 cyl,
Camaro — 8 cyl.
Chevelle Malibu
Coronet 440, 500, Custom and Brougham
Coronet R/T and Super Bee
Dart, 170,270, 330, 440, Custom, Swinger — 6 cyl.
Dart, 270, Custom, Swinger, Swinger 340 — 8 cyl., Dart GT.
Dart Demon
Monaco, Monaco 500, Brougham
RE Een
D
RP AS
Rolara, 440, 500, and 880 Polara Custom
ENVOY
Epic
All other standard models
Chevwy 11 Chevy 11 Nova — 6 cyl. Chevy 11 Nova — 8çyl. Chew 11 Nova 85. Corvair, Corvair 500 Corvair Corsa and Monza Corvette and Stingray FIAT ; | Impals 600, 750, and Multiple x | onte Carlo, Monte Carlo S.S, 850, 1100, 1200, 124 Sedan s Vega
CHRYSLER
Imperial
Newport, Saratoga, Windsor and 300
New Yorker
Chrysler Special 300 Series
DATSUN
410,411, LB 10, 1000, 1200 Sedans, and PL510, 1600 2-dr. Sedan
PL 510, 1600 4-dr, Sedan
SPL 310 and 311 Sports 1600
Cedric 2000 Sedan, SRL 311, Sports 2000
240-Z Sport G.T.
Matador, Matador SST Rambier, Rambier 440
20 nwmsoounmmoumn nec uw a > © On EN En En
ww
A1800 and Mark 11 1300 America
an #9 O1 NN) QD —
VON N
LeSabre, Centurion, Invicta, Special (40), Wildcat Skylark Custom, all Skylark GS. models Skylark — 6 cyl, and Special — 6 cyl. Skylark 360 — 8 cy1., and Special — 8 cyl.
Loose ocooaumwmam
PEN M LE À DE à MA à hd CE à à ot LCERAE EL ETES COPSIOPTUNNT TT
LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 / 13
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CLASSIFICATION
Marque et Modèle Marque et Modèle Mbbaus où lsdèle CLASSIFICATION
Thunderbird Parisienne — 8 cyl,, and
Torino, Torino Falcon — MG.
Torino Cobra and C.J,
FORD (English)
Anglia, 1200 Super, Prefect, Consul 315, Cortina
Consul Capri, Cortina GT. Zephyr, Zodiac
Lotus Cortina
JAGUAR
All XK and E models, 4,2 and 2+2 Coupes, 420, 420 G and XJ Sedans
All other standard models
Primes de base de l'assurance ‘‘Autopac’’ pour les voitures de tourisme de la catégorie ‘Promenade et affaires’’
Les remises accordées sur les véhicules automobiles qui sont la propriété d'agriculteurs résidant sur leur terre et
dont le seul revenu provient d’une exploitation agricole se=,
ront les suivantes :
REGION 1 - déduire 45 pour cent du taux correspondant de la catégorie ‘Promenade et affaires’?
REGION 2 - déduire 30 pour cent du taux correspondant de la catégorie ‘‘ Promenade et affaires’?
REGION 3 - déduire 40 pour cent du taux correspondant de la catégorie ‘Promenade et affaires’’,
M.GA.,M.G.B., Magnette M.G.B.-GT..MGC. Midget, Mark 111 MONARCH
Lucerne, Richelieu, Sceptre
MORAIS
850, 1000, 1100, Mini Minor,
Mini Cooper, Super, Oxtord
Cooper 'S'
OLDSMOBILE
Cutlass, Cutlass ‘5', and Cutlass 'S' Holiday Sport Coupe
Cutlass Supreme Holiday Coupe and Sedan
F.85 — G cyl.
F85 - 8 cyl
4:42 and W:30 Machine
88 Series and Jetstar
98 Series and Startire
Toronado
Brougham Strato Chief
8 cy!
8S and 16GL
16 TA and 16 TS Caravelle and 8 Gordini All other Standard Models ROVER
2000 and 2000 TC Sports 3500 5 V8
Land Rover
All other Standard Models SIMCA
1100, 1118 and 1824
Plein Ciel 11.7. and Oceane Simca 5, 1000 Sedan
Simca 5, 1000 Coupe (Bertone) All other Standard Models STANDARD (TRIUMPH)
Ensign, Vanguard, Herald,
Primes de base de l’assurance ‘‘Autopac’” pour les voitures de tourisme de la catégorie ‘Promenade seulement’, 1. Le véhicule automobile ne sera employé que pour la pro= menade seulement et une déclaration écrite du propriétaire devra être fournie,
2, Le propriétaire et tous les conducteurs devront avoir plus de 25 ans,
CLASSIFI- | SATION
DATE D'ENTRÉE EN VIGUEUR DE L'ASSURANCE “AUTOPAC"
Les plaques d'immatriculation et l’immatriculation propre ment dite des véhicules automobiles immatriculés au Mani toba sont valides actuellement entre le ler mars et le 28 tévrier de l’année ‘suivante, Dans le même ordre d'idée, l'assurance ‘'Autopac'’ qui doit entrer en vigueur le ler
PEUGEOT and 1200 204 and 304 Sedans Triumph Spitfire Triumph Sports 6 Sedan 1 (Vitesse) F | ñ t Triumph GT. 6 Sports and î DR I QU 404 Fuel Inj, Sedan TR 250 ] M 404 Coupe Triumph TR 4, TRI } Comet Cyclone C.J., GT. 504 Sedan 1300 Sedan 1 and Spoiler ( 4 PLYMOUTH 2000 Sedan and TR 6 À Belvedere 3 STUDEBAKER Belvedere GTX 5 Avanti Î Fury and Fury | 3 Champion, Lark and F | 4 Suotsman 1 pds is 4 api ok Daytona and Road Run 5 ruiser Satellite Six | 3 Gran Turismo and Al Hawks x: Satellite Sebring Six, and President and Wagonure br Aa Satellite Custom, SUNBEAM — TALBOT oi Brougham, and Sebring — pine dti +4 ve 8 cyl., Sport Satellite pen j" T “a ) Satellite Sebring Plus row, mp. and Rapier op te Latin dés Satellite GTX, Deluxe Sedan and 1725 Tiaer 8 Sports Mont: 1 n Savoy ontego Cyclone GuJ:, GT: Sport Log G.T.,5:23 and TOYOTA | VIP 700, conne ne | Vali 100, 6 cvl. Corona and Mark | | Monterey Custom and S.55 Vallet 10. + 2 HR Ce ee | METEOR Valiant Barracuda, Gran and Cruiser | Custom, Frontenac, Meteor Coupe — 6 cyl. ASE Models LeMoyne, Montcalm, Valiant Barracuda Custom 1 and Deluxe 113 A haie Gran Coupe — 8 cyl. 1500 und 1600 Sean 315 DIS MAlant ours nd Karmann Ghia Coupe | Rideau 500 Valiant Duster r He ak L Valiant Duster 340 MERCEDES-BENZ Valiant Scamp 1600 Fastback 311 and 180, 180D, 190, 190D, Valiant Signet, Custom 200 Square Back 361 200, 2000, and 230 PONTIAC Karmann Ghia 1500 and 220SE, 230$, 230SE, 250 G 1600 Sports Coupe 343 250$ Sed Bonneville, Catalina, Grand 411 4 door Sedan 190SL. gs Parisienne, Grand Ville, Star VOLV à 250SE, 2805, 280S€ 4 clin) a ia 644, P and PV 544 SEL, 300SE Se 1225 { 280 Coupe, 2000 11 Firebird 5 1425, 1445, 1228 and { 200 COURS: AN NET, Firebird 400, Esprit, and ICT | 230SL, 250SL, 280SL Formula | , 6 re PES | j ù ! 300SE Coupe, 300SEL DRE ANA FAN LS 1845 F1, dl Sedan (6.3:V8), 300SL, Laurentien 6 P 1800 Sports Coupe à 600 Grand LeMans and Sport 7.37 5 WILLYS Super Wagoneer À Parisienne — 6 cyl All other Models il F ° ni f ! | . Li À TARIF STANDARD, TARIF PREFERENTIEL novembre de cette année, sera valable dans son stage initial ÿ pour une durée de quatre mois, soit du ler novembre 1971
au 29 février 1972, Elle sera ensuite établie pour une année entière, de la même manière que les plaques d’immatricu- lation,
(N.B.— Les tarifs et les tableaux sont sujets à modifications)
Les personnes domiciliées au Manitoba, mais résidant en dehors du Grand Winnipeg sont priées de s'adresser au Bu- reau de renseignements d’Autopac, 1071, avenue Portage, Winnipeg 10, Celles qui résident dans les limites du Grand Winnipeg peuvent écrire à l'adresse ci-dessus ou téléphoner à:
BUREAU DE RENSEIGNEMENT D' AUTOPAC 786-4411
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REGIE DE L'ASSURANCE-AUTOMOBILE DU MANITOBA
14 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
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Contribution annuelle Contribution semi-annuelle Célibataire : $25,00 Célibataire : $12,50 Marié : $30,00 Marié : $15,00
| MONTANT D'ASSURANCE
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LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 71! 137
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MAY 2 1 1971
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“Vous entendez ce soir, pour la première fois à travers les airs manitobains une voix française vous dire: ‘’ Ici Radio-Saint-Boniface”. Les paroles sont incapables d'exprimer l'émotion, la joie et la satisfaction que nous ressen- tons à l'occasion de cette ouverture officielle du premier poste radiophoni-
que français des provinces de l'Ouest. Ce rêve que nous avons entretenu de- puis déjà quelques années se réalise ce soir d'une façon concrète, C'est le couronnement de longs et pénibles efforts’.
(Message du président de CKSB, le Dr Henri GUYOT, le 27 mai 1946).
.
18 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
Historique d’un mouvement
On peut dire que dès la naissance de Radio-Etat des Ca- nadiens français de l'Ouest se sont préoccupés du sort que l’on ferait à la langue française sur le réseau national, Nos associations réclamèrent immédiatement la part des programmes qu’on nous avait plus ou moins promise et essayèrent de faire comprendre pourquoi il serait avanta- geux à tous de pouvoir puiser à une double source: une double culture et une double civilisation, nos efforts ne fu- rent pas couronnés de succès et la part faite au français fut négligeable, Entre-temps il se forma un mouvement sous l'égide de M, l’abbé Baudoux, plus tard Monseigneur Bau- doux, et quand Radio-Canada construisit son poste à Wa trous on servit à la population qui pouvait les capter quel- ques programmes français quotidiens,
Au cours d'échange de lettres etau seindes multiples dé- marches à cet effet, on nous suggéra d’opérer nos propres postes privés, Le projet semblait alors quelque peu fantai- siste pour ne pas dire fantastique, Tout de même nous y re- venions de plus en plus à l’occasiondes quelques rencontres qu’il nous arrivait de faire entre compatriotes des groupes français des trois province s des Prairies, Durant l'été de 1941 — en août pour être exact-des représentants des grou- pements français des trois provinces se rencontrèrent ex- pressément à Prud’homme, chez Monseigneur Baudoux, et se rangèrent au projet de construire des postes privés, Le plus optimiste de tous était le docteur Beauchemin, prési- dent de la société nationale albertaine, Le docteur affirmait que nous pourrions prélever les fonds nécessaires, tant chez les nôtres de l'Ouest que chez nos compatriotes de Québec et des autres provinces, On peut dire que quand les délégués se séparèrent après deux joursde délibérations, Radio- Ouest-Française et Radio-Saint-Boniface et les postes qui suivront étaient nés, car le tout est le découlement logique de la réunion du 9 et 10 août 1941,
Durant les mois qui suivirent, nous continuâmes, chacun de notre côté, à étudier le projet et à supputer ses chances de réalisation, On intéressa plus particulièrement le Comité Permanent de la Survivance Française à Québec, A l’autom= ne de 1943 eut lieu le congrès de l’Association d'Education de l’Alberta à Edmonton et comme l’abbé Paul-Emile Gos= selin, secrétaire du Comité Permanent, était présent, nous nous rencontrâmes avec lui pour causer de radiofrançaise, Un peu plus tard, en décembre 1943, nous nous retrouvions de nouveau à Regina, Nos comités provinciaux étaient déjà formés à ce moment et le mouvement allait de l’avant, En
Du rêve à la réalité
Si la construction de Radio-Saint-Boniface est le fruit des efforts concentrés de tous les Canadiens français du Canada - nous disons du Canada, parce que les autres provinces, en par- ticulier le Québec, y ont pris une part impor- tante - il est cependant quelques personnages quis'y sont intéressés d'une façon plus directe, en raison de leur prestigeet de leurs fonctions. Ce n'est un secret pour personne chez nous: que l'un des hommes qui a le plus contribué au ‘triomphe, dont nous nous réjouissons à bon : droit actuellement, est Mgr Maurice Baudoux, curé de Prud'homme, Sask. On sait la lutte méthodique, constante, tenace et habile qu'il a menée pour obtenir plus de fran- çais des postes d'Etat. Notre journal a publié une bonne cinquantaine de communiqués que Mgr Baudoux a lui-même rédigés dans le but de tenir nos gens en éveil. Quand cet homme pratique réalisa qu'il serait impossible d'oste- nir de Radio-Canada une place convenable pour le français, dans les postes de l'Ouest, il conçut le projet hardi de demander à la popu- lation française d'ériger elle-même ses propres postes. Radio-Saint-Boniface est un témoigna- ge de son courage et de sa clairvoyance.
Evidemment si cet article voulait être com- plet , il devrait parler de la part active que M. le Dr Beauchemin, de Calgary, les RR. PP. À. Breton et J. Valois, O.M.I., ont prise dans l'élaboration du projet, mais passons, de peur d'en oublier. LL (Editorial de La Liberté et le Patriote du 21 mai 1916)
toba, le premier ministre Stuart Garson du Manitoba, et le Dr Henri Guyot, premier président de Radio- Saint-Boniface Limitée.
Photo prise lors de l'historique rencontre des 14 et 1£ août 1941. On reconnaît de gauche à droite: le père P.-E. Breton, O.M.I., l'abbé Antoine d'Eschembault, M. Sauveur Marcoux, Mgr Bourdel (curé de Prud'homme), l'abbé Donat McDougal, le Dr L.-O. Beauchemin, et l'abbé Maurice Baudoux,
janvier 1944 eut lieu une réunion importante à Saint-Boni- face, où, en présence de spécialistes de Radio-Canada, nous étudiâmes de nouveau les phases diverses du projet, Au cours des mêmes séances, nous organisèrent définitive mentla société connue sous le nom de Radio-Ouest-Fran- çaise. C'était cet organisme qui devait s’occuper d’obtenir les permis requis pour les divers postes et qui devait faire appel à nos compatriotes par le Comité de Survivance,
En mars 1944 une importante délégation composée de dé légués des trois provinces, se rendait à Ottawa et deman- dait aux gouverneurs de Radio-Canada d’octroyer quatre permis pour postes privés qui seraient la propriété des Ca- nadiens français localisés à Saint-Boniface, Prince-Albert, Gravelbourg et Edmonton respectivement, Les gouverneurs
‘Winnipeg nous donne un exemple de bi- linguisme réel’”’, voilà le titre d’un article de A, Vernon Thomas paru dans le Satur= day Night du 3 mai 1947,
L'article nous entretient des diverses or- ganisations, institutions, activités et per- sonnalités canadiennes-françaises de Win- nipeg et de St-Boniface,
Nous en-tirons les lignes suivantes qui ont directement trait à Radio-Saint-Boni- face,
‘‘Un après -midi du mois de mai dernier la voix du premier ministre manitobain, Stuart Garson, se fit entendre de tout le Manitoba, Il parlait en français,
C'était le soir d’inauguration officielle de Radio-Saint-Boniface et le premier minis- tre, en félicitant ce soir-là CKSB ne faisait que joindre sa voix à celle du lieutenant. gouverneur R,F, McWilliams et de plusieurs
Le personnel de it % HU de L
du Comité permanent,
CKSB, une étape dans l'expansion du bilinguisme
. Raymond Denis, vice-président du Comité de la Survivance Fra que de $30,000 à l'abbé Antoine d'Eschambault, C'était en 1946. De gauche à droite, l'abbé Joseph Houyoux, de France; le Frère Antoine Bernard, de l'Université de Montréal; M, Paul-Eugène Gosselin, chef du secrétariat du Comité permanent: l'abbé d'Eschambault; l'abbé Paul.Emile Gosselin, secrétaire général du Comité permanent; M. Maurice Leble, membre du Comité; le Dr Roméo Blanchet, président
devaient recommander l’octroi d’une licence pour le poste de Saint-Boniface, à titre d'essai, Cette nouvelle nous désap. pointa quelque peu mais elle nous incita tout de même à mar- cher de l’avant, Durant l'été de 1944 la souscription s’orga- nisa à ttavers les trois provinces et la population française répondit avec enthousiasme à l’appel qui était lancé. Un peu plus tard la battue se faisait dans Québec et même jusqu’en Nouvelle-Angleterre en passant par les provinces mariti- mes. De plus, nos compatriotes de la Colombie voulurent aussi faire leur part, et mentionnons également que la sous- cription se continue encore dans l’Ontario, Quand tout sera fini on verra que cette souscription aura presque atteint la somme inespérée de $400,000,00 à travers tout le pays, On constatera que c’est un très grand succès,
Dès l’été de 1945 nous commencions les travaux à Radio Saint-Boniface, Nous dûmes les suspendre à cause des rè- glements de guerre qui furent alors passés, mais nous les reprîmes dès que les restrictions furent levées, en autom- ne 1945. Ce retard nous incommoda beaucoup, vasans dire, mais nous pûmes tout de même nous réorganiser et malgré bien des difficultés et des tracas, les travaux ont avancé à tel point que le poste transmetteur, situé surle chemin Daw- son, est terminé et que le studio-l’ancienne chapelle des
Martyrs Canadiens- est à peu près complété, L’embauche- ment du personnel est à peu près fait et désormais nous al- lons naviguer,
Le lancement d’un nouveau navire est marqué d’une céré- monie solennelle, Les ouvriers ont travaillé de longues heu- res; les ingénieurs ont tout vérifié, corrigeant ici, modi- fiant là, Enfin on est prêt, et le vaisseau descend majestu- eusement vers la mer, Et on se demande ce qu’il en advien- dra,
Quels seront les cieux sous lesquels il naviguera et les océans qu’il affrontera? Un navire est tout un poème et tou- te une épopée, Cette pensée nous vient à la veille de lancer notre poste vers l’inconnu, Qu'en sera=t=i1? Quels jours con naftra=t-11? Instant grave entre tous, surtout pour nous qui en avons, en somme, pris la responsabilité, Nous nous met- tons humblement sous la protection de Dieu, lui demandant de nous continuer ses faveurs afin que notre poste fasse tout le bien qu’en attendent tous ceux qui nous ont soutenus de leurs efforts et de leurs deniers,
Antoine d'ESCHAMBAULT, ptre Extrait de CHANTE-CLAIR, mai 1946
autres éminentes personnalités canadien nes-françaises,
C'était la première fois qu’un premier ministre manitobain de langue anglaise pre- nait officiellement la parole en français, Son Honneur le maire George MacLean, de St-Boniface, offrit ses félicitations enfran- Çais aux citoyens de sa ville,
Le poste offre à ses auditeurs un pro- gramme hebdomadaire intitulé: ‘‘Let’s Learn French’’, programme destiné évi- demment aux auditeurs de langue anglaise,
Plus de mille personnes de tout âge et condition demandèrent des copies de ces le= çons que la direction du poste donnait gra tuitement, Officiellement, c'était la voix de Monsieur Paul que les auditeurs enten- daient, mais bien des gens savaient qu’en fait ce monsieur Paul était bien le protes- seur C, Meredith Jones, directeur du dépar- tement de français à l’université,
U
nçaise en Amérique, remet un chè-
Le rôle de Mgr Baudoux
dans la fondation des postes
de langue francaise
',..0On ne s'étonnera pas que ‘‘Chante-Clair?’, organe de Radio-Saint-Boniface et CKSB, veuille rendre un hommage particulièrement bien senti à Monseigneur Baudoux, En effet la formule heureuse que Radio-Ouest- Française a finalement a doptée et dont elle est à faire un succès complet, même si elle n’est pas totalement de Monseigneur Baudoux, lui doit énormément, Elle lui doit d'avoir pu être réalisa= ble à cause des conditions et des circonstances dont il fut lui-même responsable,
Le grand ennemi de tous les succès, de toutes les grandes etnobles causes, est le manque de persévérance ou la lassitude en présence du peu de résultat de nosef- forts. Le mérite de ceux qui persévèrent dans leur des sein sans jamais perdre de vue le but ultime en est d’au- tant plus grand! Monsei- gneur Baudoux a été de ceux qui ont su persévérer et es pérer, C'est là son plus grand titre de gloire et la raison pour laquelle il a droit à notre admiration et à notre reconnaissance,
Il avait été mêlé à tous nos mouvements nationaux, mê- me avant l'apparition de la radio, Mais dès les débuts de Radio-Canada, et même avant, il avait entrevu tout ce qu’on pouvait tirer de ce merveilleux. agent, tant au point de vue moral qu’au point de vue social et natio- nal, Il y apercevait tout d’a- bord un complément de nos autres oeuvres, puis il y vit, comme bien d’autres d’ail= leurs, une valeur positive et intrinsèque qu’on ne pouvait négliger, fl voulut donc que ses compatriotes de langue française, aux intérêts des- quels il se vouait de plus en plus, pussent eux aussi jouir des avantages qu’offrait ce nouvel organisme national,
M. l'abbé Antoine d'Escham- bault, auteur de cet article, de- meurera, dans l'histoire du Ma- nitoba, le grand artisan qui a assuré la fondation de CKSB.
La situation parut bientôt presque désespérée, Après des débuts prometteurs, la radio officielle crut devoir adopter une formule facile en vertu de laquelle le pays fut divisé en deux zones: un réseau français pour le Qué= bec et un réseau de langue anglaise pour le reste du pays, On crut où on voulut croire que c'était 1à lasolu= tion au problème des deux cultures qui s'affrontent en terre canadienne depuis plus de trois siècles, C'était, di= sait-on, le seul moyen d’a= voir la paix, Les événements sont en train de prouver que la formule était fausse ou au moins incomplète, car aucun événement n’a contri= bué davantage à la bonneen= tente et au respect. mutuel que notre poste de CKSB à Saint-Boniface, Mais c'était sans doute un résultat qu’on ne pouvait prévoir,
Les groupes minoritaires de l'Ouest canadien, rompus à la lutte, refusèrent d'ace cepter cet état de choses qui, non seulement les ignorait, mais les privait encore d’un élément de formation d’une richesse incomparable, I y eut des lettres, des protés= tations et résolutions, De sa
petite paroisse de Pru- d'homme, Monseigneur Bau= doux dirigea le mouvement secondé par le porteur d’un des grands noms de France, Monsieur de Margerie, en parlant au nom de ses com= patriotes de laSaskatchewan comme au nom de ceux de tout l'Ouest canadien, Son grand mérite futalors d'em= pêcher la question de mou= rir, Il multiplia les démar- ches, intéressa ses compa- triotes de l'Est, fit de nom= breux voyages, visita les personnages influents, for ma une ligue de radiophiles, enfin resta sur la brèche sans jamais fléchir, I finit par obtenir des programmes français au poste de Watrous, et ce fut certaine ment grâce à sa persévéran- te énergie que cette recon- naissance officielle de notre existence fut obtenue,
Ces luttes et ces revendi- cations avaient préparé l'’o= pinion et nous fûmes gra duellement conduits — peut être à notre insu = à la déci- sion importante qui fut prise, à l'automne de 1941, à Pru- d’homme même, Le résultat des délibérations qui eurent lieu alors entre les repré- sentants des groupes fran Çais des trois provinces des prairies, fut la création de ROF et ultérieurement la mise au monde de CKSB àSt- Boniface et de CHAF à Ed monton,
Avant d'en arriver aux ré sultats d'aujourd'hui il y eut un long chemin à parcourir, Au cours des premières étapes Monseigneur Baudoux fut, sinon le principal, au moins un des agents impor= tants du grand effort qu’il fallut faire, Graduellement les cadres se précisèrent, Chacune des trois provinces organisa sa propre percep= tion, puis nous nous abouchâ= mes avec nos amis du Qué- bec pour lancer une sous=
ses côtés, on reconnaît Campbell,
cription nationale, Entre temps, Monseigneur Bau- doux se multipliait, Il fut de toutes les délibérations, de toutes les réunions, soit au= près des Gouverneurs de Radio-Canada, soit auprès du Comité de la Survivance, ou encore, auprès des chefs du monde religieux et civil, Plus tard, il devait prendre une part active à la percep= tion dans la province de Qué- bec, Partout et toujours on le trouvait aux avant-postes, jamais fatigué de la lutte, toujours résolu d'arriver au but malgré tous les obstas cles,
Le succès de CKSB fut pour lui, comme pour nous tous, d’un grand réconfort, mais le résultat heureux ne le surprit pas, Il s'y atten-
LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
Mgr Maurice Baudoux, lors des têtes du 1Ue anniversaire, le 2
#
7 mai 1956.
le premier ministre manitobain d'alors, M. Doug_
dait et il en profita pour re- venir à la charge, L'obten- tion du permis pour Radio Edmonton l’encouragea à re= doubler ses efforts en vue du même avantage au profit de ses chers compatriotes de la Saskatchewan, Ce fut à ce stage que Rome l'a appe- lé et nous ne doutons pas qu’il voudra continuer à ses compatriotes de la Saskat chewan son bienveillant in térêt,
Radio-Saint-Bontface est particulièrement reconnais sante à Monseigneur Bau- doux pour toutes les raisons que nous venons d'énumérer, On pourrait dire que cette reconnaissance est celle de toute la population de langue française de l'Ouest canae dien, puisqu'il a constam- ment travaillé à son avance.
ment social et spirituel, Bten- loin de l’amoindrir, cette longue et fidèle garde l’a grandi etennobli, Rome vient de reconnaître la grandéur du rôle qu’il a joué ense fai= sant le défenseur et protec= teur des minorités, L'Eglise a reconnu les services ren- dus au pays par les hommes de sang français en choisis- sant un de ceux qui ont le plus contribué à la survivan- ce française dans l'Ouest_ canadien, Elle reconnaît en core indirectement la no blesse des luttes qui se pour suivent encore dans cette partie du pays et elle justi- fie les plus grandes espé- rances,
Antoine d'Eschambault, ptre,
LPABANREITERLENRE 7 A DAC NT 2 LATE ANA ET SL A LR RAR RM NOR RC NUL 2 Nr CE EP RNNERRS
La chronique des ego contra ou mieux, les ego contra chroniques...
Pour rire, Pour vous faire voir l’intérieur du poste, Et tout le plaisir qu’on a à servir la population français se du Manitoba, Une tache souvent plaisante, mais par fois...
Au téléphone (avec un fort accent de France)...
- Monsieur, on vient d'as- sassiner la langue,
_,,, Ah oui?
- Vos bulletins de nouvel- les sont infects, On vient de conjuguer comparaître avec être au lieu d’avoir, Et ce n'est là qu'une erreur grossière au nombre des 15 ou 20 que j'ai entendues en cinq petites minutes,
- Votre nom s’il vous plait, Monsieur ?
Ca n’a d'importance,
- Doit-on penser la même
aucune sorte
chose de vos remarques Monsieur ?
Toujours au téléphone (sans autre accent que la
senteur de l’aicool), — C'est ben l'heure du Ro
saire ? Oui Monsieur, -Vous,,, hic,,,. pouvez
pas jouer d’aut’chose ? -L'Heure du Rosaire pas=
se en ondes tous les jours
À cette même heure mon=
sieur, + L'Heure du Rosaire, l'Heure de l'Immaculée,
l'Heure du Sacré-Coeur, c'est-y wUn'église c'laffai- re-là ?
… Ben parle, maudit pars
leux, C'est tout c'que tu sais faire, parler, -Il faut adresser les
plaintes au gérant, Mon- sieur, Si vous voulez me laisser votre numéro de té léphone ,,,
-Vous êtes yen qu'une gang de mangeux d’peanuts, de rongeux d’balluss (et j'en omets), Tas d'parleux,
- Bonsoir Monsieur, mer- ci d'avoir appelé, (Click),
(Pour sait, notre interlocuteur est peut-être encore au bout du
tout ce qu'on en:
fil),
Encore au téléphone (mais en conversant avec nos ‘confrères’ canadiens, 15 minutes après le début de la description d'une joute de Hockey junior),
1 thought you were broad- casting this game,
-We are, Sir, The game started 15 minutes ago,
- You mean to say this noi se We hear is a description of Hockey? Why can’t you have the decency to broad- cast in English?
—The CBC doesn't allow us to broadcast in English, Sir,
— That's preposterous, 111 have you know we're in an English speoking country,
There are different opi- nions on that matter, Sir,
You might as well be broadcasting in Indian,
You mean to say you’d understand if we did ?
-Ya damn pea Click...
soup,
A part ses critiques ver beux, CKSB a aussi ses cri tiques écriveux, On les ap- pelle nos chiens de garde, De bonnes gens, bien inten- tionnées, qui font peut-être (sans doute) des ulcères d'estomac,,, Et des atta- ques de bile, Ils sont de deux catégories: Ceux qui ont raison,,, et les autres, Leurs discours sont tou jours intéressants, même s'ils sont parfois sarcasti= ques ou bilieux, Is portent le plus souvent sur la lan- gue, Assez fréquemment sur la valeur morale de Lili Fayol, de Maurice Cheva- lier, de Fernandel où enco- re d’une demoiselle sur une balançoire ou de Chevaliers de la table ronde,
CEUX QUIONT RAISON
Extrait Lettre: ‘'Larous= sé où non, mol je vous main= tiens que quand vous dites: 5. (12 mots plus tard)...
…
Quand on a été élevé dans les de Paris jusqu’à l’âge de 22 ans, on n'a pas besoin de consulter l’admi- rable livre de Larousse,
LES AUTRES, ,,
Extrait conversation: ‘J'ai chez moi la présiden- te des Enfants de Marie; la présidente des Dames de Ste-Anne; la présidente du Tiers-Ordre; le président de ja Ligue du Sacré-Coeur et deux autres ames de bon- ne volonté, Nous avons dres- sé une liste de chansonnet. tes répréhensibles qui passent en ondes à CKSB: Une Demoiselle sur une ba= lançoire (parce qu'onlui voit les jambes)... Chevaliers de la Table Ronde (parce qu'il a une femme sur ses ge noux, le gros méchant)... Juivent les noms de quelques 20 chansonnettes,,, toutes des horreurs’,
U faut faire une différen-
Ciation entre les ‘gros mé- chants'' et jes ‘'‘gentils’’, Fayol, Chevalier, Fernan- del, Trenet, Rossi et Sa- blon sont les ‘’gentils'’ con tre qui on n'a rien à dire, Où est le sens des vraies valeurs ?,,,
Pour avoir le droit de participer à cette chronique, Ü faut avoir fait au moins 22 ans d'étude dans les 1y= cées de Paris, être au Ca nada depuis au moins deux semaines, et ne rien con- naître de la situation fran Galse au Manitoba ,., et n'en vouloir rien savoir... et avoir hâte de quitter ‘ces quelques arpents de neige’! pour rentrer au pays où l'on sait vivre, parler, manger, et par accident gouverner,
.
BIN NETTE (Extrait de CHANTE-CLAIR automne 1953)
Au 100 NONS, l’année tire déjà à sa fin, L'été approche, et avec lui, les vacances, qui disperseront les membres ici et là pour environ trois mois,
Le 100 NONS s’est chargé, comme il l’a toujours fait, de répandre au Manitoba et ailleurs, chez les anglophones com me chez les francophones, un des aspects les plus riches de notre culture française : la chanson, Voilà bien le rôle que nous nous assignons, Dans cette veine, l’année a été fructueuse, De nouveaux interprêtes et compositeurs sont montés sur la scène, deux nouveaux orchestres comprenant une dizaine de musiciens se sont développés, une équipe technique au complet fut mise sur pied, et enfin, toute une série de tournées fut entreprise, jointe aux présentations à la boîte elle-même, d'octobre à avril, Ainsi cette année, le 100 NONS a pu rendre visite à La Broquerie et Somerset en novembre, participer au Rallye au cours du cabaret au Cen- tre Saint-Louis, présenter un ‘spectacle à la collation des finissants du Collège, et enfin, répandre la chanson françai- se dans un milieu anglais, cette fois-ci dans la forme de l'Ecole R,B, Russell, Le 100 NONS a eule plaisir de parti ciper à une boîte à chansons à Ste-Anne, ainsi que de diver= tir le secrétaire d'Etat Gérard Pelletier lors de sa visite à St-Boniface, Le groupe a joué à un banquet en l'honneur des employés les plus anciens de l'Hôpital de Saint-Boniface; puis en décembre, il a présenté un spectacle à l’Institut Col- ‘légial Louis-Riel, à la salle comble, Le 8 janvier, le 100 NONS visitait Lorette, puis, le soir suivant, avait l'honneur de jouer pour le lieutenant-gouverneur et ses invités en la résidence même du représentant de la reine, La journée d’après, le groupe partait vers le village de Saint-Pierre, Le 7 février, le 100 NONS chantait au Gymnase Notre-Dame, à une soirée organisée par les Scouts de Saint-Boniface,
Une tournée bien appréciée par les artistes et musiciens qui y ont participé fut celle du 21 mars en un territoire tout à fait nouveau, à Roseau au Minnesota, Enfin, une semaine plus tard, le 100 NONS montait son grand gala ‘Quatre Vues’’, de nouveau au Gymnase Notre-Dame, avec la parti- cipation de dix musiciens et une douzaine d'artistes, Aucun doute que le 100 NONS s’est fait entendre par toute la pro- vince en ?70-/71,
Dans d’autres domaines, le 100 NONS a eu l’heureuse chan- ce de participer à deux programmes de télévision diffusés sur les ondes locales, ainsi qu’à un programme de l’émis-
A l’occasion du 25e anniversaire de CKSB, le.100 NONS, en collaboration avec CKSB, présentera cinq spectacles à la boîte, du 24 au 28 mai inclusivement, de 21 h à 22 h, Ces spectacles seront radiodiffusés en direct sur les ondes do CKSB, En somme, c’est une façon pour le 100 NONS de dire
MARDI
La
Troupe du Cinquième
LUNDI
Mona Gauthier Roger Rey
Lise Fréchette Jeannine Soir sous la direction de
animateur: LOUIS DUBE RONALD LAMOUREUX
MERCREDI
Martial Gaudreault Marc Allard
animateur: LOUIS DUBE
“LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 / 21
sion ‘ Cent Mille Chansons’’, diffusé sur le réseau national de Radio-Canada, La bofte a reçu chez elle, au cours de deux discothèques, ‘‘Fiasco et Co.’’ et la ‘'Renaissance”’, Des cours de diction et de musique furent organisés sous la di- rection de Mile Jeannette Arcand et Mme Michelle Chénier, Les membres ont pu aider à la réception au Spectacle Yvon Deschamps, et à l'entretien d’un kiosque lors du Rallye de la SFM, Et mentionnons le spectacle spécial à l’occasion du Festival du Voyageur dont CBC-Radio-Canada a filmé cer- tains segments en vue d’un documentaire commercial qui sera présenté l'an prochain,
En effet, ce fut une année mouvementée, Jamais dans l’histoire du 100 NONS avait-on entrepris un si grand nom- bre de tournées, La liste de membres actifs s'élève à plus de soixante-quinze, chiffre le plus élevé depuis la formation de l'organisation, Le local sert chaque jour, soit aux répé- titions, soit aux chefs d'orchestre qui y essaient leurs ar= rangements musicaux, soit aux techniciens, soit à des spec= tacles et à des discothèques, La formation des divers comi= tés a permis aux jeunes de prendre en mains des responsa- bilités, et de cette façon, de s'épanouir au point de vue cul turel et personnel, Le 100 NONS désire continuer son tra= vail en conservant les mêmes objectifs: former de jeunes artistes, répandre la culture française par la chanson, réu= nir la jeunesse dans un organisme propre à l’éduquer par les responsabilités qu’elle lui offre,
Bien que les vacances approchent, le 100 NONS ne ferme pas ses portes complètement, Il est possible qu’un ou deux spectacles soient montés au cours des mois de juillet et août, et que le samedi soir soit réservé à des soirées-dis- cothèques où les jeunes pourraient se rencontrer, discuter et danser, Et comme de raison, le travail de préparation pour la saison 71-72 débutera immédiatement, Une réunion plénière est prévue pour le milieu de juillet, au cours de laquelle les membres de l’exécutif seront élus, et plus im- portant encore où la structure interne du 100 NONS sera dé- finie au complet, La réunion sera ouverte au public et toute personne intéressée pourra y assister, D'autres renseigne- ments seront communiqués dans un avenir prochain,
LE 100 NONS
‘‘Merci’’ à CKSB pour son travail de publicité et son assis- tance dans le choix de musique et l'enregistrement sur bo- bines, C’est un peu ironique, car, par ce nouveau geste, CKSB ne fait que continuer à répandre la culture française par la province, et porter aide une fois de plus au 100 NONS,
JEUDI VENDREDI
Michel Boucher Louise Mousseau Albert St-Mars
Récital en Noir et Blanc
CLAUDETTE CARON LORRAINE NORMANDEAU MARC LAVOIE
p ALICE BERUBE violoncelle animateur: LOUIS DUBE
Fillion Tom, Tweet & Hank
22 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
Quelques statistiques sur les premières semaines de CKSB
ll serait peut-être inté- ressant pour les lecteurs de Chante-Clair de lire les quelques statistiques sui- vantes sur les programmes qui ont êté émis à CKSB de- puis le 27 mai dernier.
142 causeries de 15 mi- nutes ont été prononcées dans nos studios, Nous avons interviewé 22 personnes, soit durant l'émission ‘‘En badinant avec nos voisins’’, soit à l’occasion de la vi= site de personnes de mar= que, I est intéressant de noter également que nous avons émis 226 program- mes religieux d’une durée d'un quart d'heure et 41 émissions d’une demi- heure,
On peut dire que le théa- tre a été à l'honneur à CKSB, même si nous n’a- vons pas réussi à faire pas- ser autant de pièces de théâ- tre que nous aurions aimé le faire, Vous serez peut-être surpris d'apprendre que 43 pièces de théâtre radiopho=
niques ont êté réalisées dans nos studios,
Dan$ le domaine d’éduca= tion de nos enfants il est à remarquer que nous avons consacré 220 périodes d’un quart d'heure et 67 d’une demi-heure,
Considérons maintenant les programmes musicaux, Ici il est à remarquer qu’en faisant le relevé de nos pro grammes nous ne mention» nons que les programmes réalisés dans nos studios par le personnel du poste et non pas tous les program mes par transcription, C’est pourquoi il ne faut pas être surpris du chiffre qui peut ici vous paraître bas, Les 205 programmes musicaux représentent de nombreuses heures de répétition; si l’on considère que le poste n’é- met que 12 heures par jour et si l’on considère la moy= enne d'heures d'opération depuis le début, la propor= tion de ces programmes ré alisés chez nous est très
favorable,
Nous avons passé en audi= tion au-delà de 200 jeunes filles, jeunes gens, hommes et femmes qui se sont pré sentés soit comme artistes, soit pour le programme des amateurs de CKSB,
Une dernière statistique avant de terminer, Il est in- téressant de noter que nous avons passé 788 annonces= éclair en faveur d'oeuvres de bienfaisance et 759 de ces mêmes annonces au pro= fit du poste,
Résumons brièvement, Les chiffres qui apparais- sent ci-dessus peuvent pa= raître très arides, mais si l'on s'arrête quelques ins= tants pour faire l’analyse de toutes ces données, en te- nant bien compte que le pos= te est sur les ondes seule- ment depuis le 27 mai, on saura reconnaître qu’il y a déjà eu beaucoup de travail d'accompli,
(Chante-Clair, automne 1946)
Les concours ont toujours été populaires à CKSB. Ci-dessus le chanteur Hugues Aufray présente les billets aux gagnants d'un concours KLM,M. et Mme Gérard Pronovault de St-Boniface.
Meilleurs souhaits et félicitations de la part de Red River Consumer Co-operative
propriété des consommateurs
Magasins et Stations à St-Norbert, East Kildonan, Winnipeg.
Cours à bois et départements de combustible à Ste-Agathe, Stonewall, Teulon et Oakbank,
Bureau chef: 910, rue Wall, Winnipeg
BOITES A CHANSON -
CAFE PARISIEN -
SOIREE HISTORIQUE -
RECEPTION - BANQUET -
TOUR DE CHANT -
EMISSIONS SPECIALES -
Programme du 25e anniversaire
Hommage à CKSB à l’occasion de son 25e anniversaire
À de St- Gonipac
qui vous invite a sa vente de 50e ANNIVERSAIRE
du 27 mai au 3 juin
Voici un des conseils d'administration de CKSB, celui de 1954-55. La photo
‘a été choisie au hasard par la rédaction de La Liberté et le Patriote. Elle fait voir dans l'ordre habituel: première rangée: J.-A. Dansereau, l'abbé A. d'Es- chambault, Célestin Champagne, président, Roland Couture, Joseph Van Belleghem; deuxième rangée: Edmond St-Amant, l'abbé Lucien Senez, Dr PE. LaFlèche, l'abbé D. McDougall; troisième rangée: Léo Landry, Albini Gallant, Joseph Deroche, Dr Henri Guyot, le père Aurèle Lemoine, Me Al-
fred Monnin. Gérard Léveillé était absent lorsque la photo fut prise.
Le 100 Nons
du 24 au 29 mai, 21 h, au Centre Culturel.
au poste CKSB
du 24 :u 30 mai, de 12h à 14h,
La Société Historique de St-Boniface
25 mai, 20 h 30, au Pavillon universitaire du Collège de St-Boni- face.
La Ville de St-Boniface 27 mai, 20 h 30.
27 mai, 19 h au Gym- nase Holy Cross
Mgr Maurice Baudoux, président d'honneur. Gilles Vigneault
29 mai, 20 h 30, en
la Salle du Centenaire. Toute la semaine - $2,500 en prix.
Henri BERGERON, Emile SAVOIE, Léo REMILLARD, Maxime DESAULNIERS, Henri PINVIDIC, Jacques BERNARD et
d'autres anciens annonceurs de CKSB ani- meront les programmes du café parisien.
200, boul, Provencher — Tél: 247-3795 Ouvert jusqu'à 9 h tous les soirs,
EN Ce
+ L L Li ; Pendant un certain nombre d'années, CKSB se fit le promoteur d'un marathon de marche à pied qui connut une certaine popularité. Ci- dessus, le gagnant enfourche une magnifique motocyclette.
Félicitations à de CKSB
de St-Boniface heureusement
au service de la francophonie
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24 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
| ‘. « Louis Leprohon, gérant de la première heure, soir de février 1946 à mai 1948. Valmore Gervais, nouvelliste à CKSB pendant près de 18 ans. || prit sa retrai- te en décembre 1970,
SX
L'équipe de ‘’Rideau Bleu en répétition, De gauche Denis Belair et son ‘’Réveille-matin'’ vers 1952.
à droite: Yves Savignac, Léo Brodeur, Janou St- Denis, Pauline Boutal, Gilles Guyot, Marie Berge- té GAP, sg ra none ron, Jean St-Denis. RS PE AE
à ces trois moyens de dif fusion culturelle, celui de Mme Pauline Boutal,
‘Au tout début CKSB de= mandait souvent la collabo= ration des comédiens du Cercle Molière pour mon= ter des pièces à la radio, La technique de la radioétait toute nouvelle pour nous et il fallait toujours faire at- tention de ne pas remuer ses feuilles ou marcher trop fort, Parfois on oubliait que le bruit s’amplifiait, Dans une des pièces que présen tait Jean Saint-Denys il y avait des lapins qui man- geaient de la salade, pour les imiter Jean avait pris du céleri, 1 s'était mis trop près du micro pour le man= ger et on aurait dit un mou= lin à ciment! Mais l’expé- rience acquise en jouant à la radio était précieuse pour les comédiens et ça leur don nait un débouché, On pouvait s'entendre après. Alors on savait ce qui ne marchait pas, Tout reposait sur la voix, C'est la voix qui jouait,
Mme Aimée Simons, discothécaire de 1959 à 1966. PRIT ne comptait pour Henri Bergeron, premier annonceur de CKSB, le soir de l'inauguration officiel- 4 le, le lundi 27 mai 1946.
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LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mereredi 19 mai 1971 / 25
. Germain Massicotte, nouvelliste. 1° as gt ca 15
;
De gauche à droite: André Martin, directeur des programmes; Mme Bertrande Desrochers et Mile Madeleine Painchaud, du service de publicité et de traduc- tion; Etienne Bohémier. aérant des ventes.
ui
ur matinal de ‘’Radio-py-
Fe
# Yves Fortier, l'animate jama”’.
Jean Hébert, nouvelliste.
nd Et
Yvonne Bonneteau, préposée à la réception, (à gau- x * 3 À à ; che) et deux étudiantes de Louis-Riel en stage à Mme Marie Benoit, animatrice entre autres “Tout Roland Brodeur, ingénieur à CKSB depuis 1961.
CKSB, Suzanne Chartier et Gisèle Gosselin. et de rien” et de “Radio-sonde”.
Félicitations et remerciements au poste de radio display imdulises CCE TEEN
CKSB DEPUIS 25 ANS
au service de la population manitobaine
—
A PRINTING SERVICE FOR EVERY NEED MEILLEURS VOEUX DE SUCCÈS
Des cinq postes de radio du Winnipeg métropolitain, CKSB est sans aucun doute celui qui a été le plus dure- ment frappé par l’inonda- tion, sans doute pas au point de vue matériel, mais au point de vue moral, Eneftet, CKSB compte surtout comme auditoire, la population de langue française du Manito- ba, 33% de cette population a été affectée par cette inon- dation, Parmiles plus riches centres agricoles qui ont êté complètement submer- gés dans la vallée de la ri= vière Rouge, les noms bien
x [ DS
»
Propre NC
français des localités indi- quent clairement que c'est au sein même de la popula= tion desservie par CKSB que les eaux boueuses de la ri- vière Rouge ont fait leur ra- vage. Voici la liste des ag- glomérations etentre paren- thèses les nombres des fa- milles de langue française : Letellier (104), St-Jean- Baptiste (251), Morris (57), Aubigny (93), Ste-Agathe (110), St-Adolphe (94), La Salle (75), St-Norbert (225), St-Vital (548), St-Boniface (2,016), Lorsqu'un tiers de l'auditoire d’un poste de ra- dio est atteint par un désas- tre tel que l’inondation du Manitoba en mai, 1950, l’é- preuve est plus rude que si le poste lui-même était ma- tériellement atteint, C'est ce qui est arrivé et c’est ce que nous voulons vous rela- ter dans ce rapport,
Le poste CKSB venait de terminer sa quatrième sai- son radiophonique à la fin d'avril 1950 et se préparait à entreprendre les program= mes d'été, Depuis quelques
26 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
CKSB et l'inondation de 1950
semaines déjà on prévoyait que la partie sud de la pro- vince et plus particulière ment la vallée de la rivière Rouge allait être victime d’une deuxième inondation en trois ans. Nous nous étions préparés pour donner un re portage complet de cette si- tuation dès le lundi de Pä- ques, 10 avril, Nous pouvons en effet, commencer lànotre rapport sur les activités de CKSB durant l’inondation au Manitoba.
En effet, le 10 avril, le service des Relations Exté- rieures de CKSB se chosis-
sta Lo GE ion LL
sait deux correspondants, un à Letellier et l’autre à St- Jean-Baptiste à quelques milles au nord, qui nous avaient tenu au courant de la situation critique en 1948 et qui s’engageaient de nou- veau à nous faire parvenir à nos frais, un rapport quoti= dien sur les dommages cau- sés par la crue des eaux au fur et à mesure que le niveau de la rivière atteindrait ces deux localités,
Dès le 18 avril, le direc- teur du poste, monsieur Cou= ture, se rendait jusqu’a St Jean-Baptiste pour aller étudier sur les lieux la si- tuation et offrir à nos audi- teurs de la municipalité Montcalm, les services du poste CKSB, Le lendemain 19 avril, nous nous choisis= sions des correspondants à Ste-Agathe et à St-Adolphe afin que notre service d’in- formation ait chaque jour un rapport de première main sur la situation tout le long de la vallée de la rivière Rouge. Le 23 avril nous étions invités par l'officier
des Relations Extérieures du corps royal d’Aviation Cana- dienne à survoler cette ré- gion au sud jusqu’à Emer- son. À ce moment-là, l’inon- dation était surtout de sur- face et causée par la fonte des neiges et les régions de Rosenfeld, Gretna et Al- tona étaient plus particuliè- rement affectées, Cepen- dant, la rivière Rouge était déjà sortie de son lit à Emer- son etinondait considérable- ment cette petite ville surla frontière internationale,
Le jeudi de la même se-
“Papi or ul due
maine, soit le 27 avril, le directeur-adjoint, monsieur Dussault et l’ingénieur en chef, monsieur Thompson, étaient invités par le capi- taine Ferguson du Service des Relations Extérieures de l'Armée à se joindre à un groupe de représentants de la radio et de la presse et à se rendre jusqu’à Emer- son à bord d’un ‘‘Dukw?’, camion-amphible, afin de constater de plus près les ravages qu'avait causés jus- que-là l’inondation de la ri vière Rouge, C'est à ce moment-là que nous avons constaté qu’il y avaitundan- ger réel, non seulement pour la vallée de la rivière Rouge mais même pour les centres urbains du Winnipeg métro politain,
Subséquemment, des membres du personnel sur volèrent la région le 28 avril et les ler et 3 mai. Après chacune de ces visites des reportages détaillés étaient transmis à nos auditeurs et, dès le lundi ler mai, nous a vions commencé à CKSB un
programme quotidien au cours duquel nous transmet- tions à nos auditeurs un re= portage sur l’inondation, des messages officiels et per- sonnels afin d’alerter ceux qui ne s'étaient pas encore rendu clairement compte du danger qui les menaçait,
C'est le 4 mai, cependant, que commence dans notre journal la période de la cri se, Au cours de l’après- midi les autorités munici- pales nous demandaient de continuer nos émissions au delà de notre horaire rêgu- lier afin de tenir nos audi- teurs en alerte, car à ce moment-là, le niveau de la rivière avait atteint 24,5 pieds au-dessus du niveau normal, soit 6,5 pieds au- dessus du niveau d’inonda- tion, C'est à ce moment-là que nous avons commencé nos émissions à 24 heures par jour. Le vendredi nous dûmes nous organiser pour avoir plus de personnel, car déjà, les appels au poste se faisaient de plus en plus nombreux et, en plus des de mandes de messages àtrans- mettre, nos auditeurs s’a- dressaient à CKSB pour ob- tenir toutes sortes de ren- seignements, Durant la nuit du vendredi au samedi, soit du 5 au 6, le poste CKSB fut le premier à avertir la population de la partie nord de St-Boniface d’évacuer,car la digue qui retenait la ri- vière à cet endroit venait de céder, Nous avons donc diri gé ces gens en lieux sûrs et grâce au concours d’un grou= pe d’auditeurs qui était resté à l'écoute, il nous fut possi- ble en un rien de temps de trouver des logis pour toutes ces familles,
Le samedi, 6 mai, l'Armée prit le contrôle des opéra- tions d'urgence à Saint-Bo- niface et c'est à ce moment- là que nous avons commencé à travailler très étroitement avec elle, Ce même jour, la ville de St-Boniface devenait pratiquement isolée car les approches du pont Proven- cher du côté de Winnipeg étaient submergés et les deux ponts de la rivière Sei- ne étaient devenus imprati- cables, Le 7 mai, le centre de commande de la lutte con tre l’inondation nous deman= dait de faire évacuer la po pulation de St-Boniface qui habitait les régions basses et le lundi et mardi, 8et 9 mai, nous transmettions des ordres identiques à la popu= lation de St-Adolphe, de St- Jean-Baptiste, d'Aubigny et de Ste-Agathe, Le 13 mai, la situation était devenue de plus en plus critique, Le pont de Norwood était fermé
Félicitations au Poste CKSB à l’occasion de son
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St-Boniface,
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et St-Boniface se trouvait complètement isolé dela vil= le de Winnipeg et des autres centres de la banlieue, Seule, la vole ferrée du Canadien National qui avait organisé un train pour faire la navet- te entre les deux villes et le poste CKSB servaient de contact, et encore, il nous était extrêmement difficile de recevoir les communi= qués du Centre de la lutte contre l’inondation à cause de l'état déplorable des com= munications par téléphone,
Durant toute cette semai= ne, du 7 au 13 mai, CKSB fut une vraie fourmilière et toute la population de langue française affectée par ce critique état de choses ve- nait chercher des directi- ves et venait demander de transmettre des messages aux parents et aux amis qui avaient été perdus dans ce va-et-vient, On s’inquiétait du sort de ceux qui étaient restés à l’arrière-garde et dès que les représentants de la Croix-Rouge avaient ins tallé un groupe d'évacués dans une localité, c'étaitune autre avalanche de messa= ges qu’il fallait transmettre afin d'informer les parents et les amis de leur nouvelle adresse,
C'est ici, à CKSB, quel’on s'adressait pour demander des volontaires pour les dif- férents travaux de protec= tion pour la ville de St-Bo= niface, Et si les digues qui ont retenu la rivière et qui l'ont empêchée de noyer la ville ont tenu bon, CKSB y a contribué pour une large part, A notre appel le ma= tériel et la main-d'oeuvre sont venus, non seulement de tous lés coins de la ville mais de tous les coins de la province. Nous pourrions ci= ter plusieurs cas qui prou= veraient l'efficacité du pre mier poste de langue fran- çaise dans l'Ouest au cours de cette catastrophe, Qu'il
nous soit permis de donner seulement deux exemples concrets, Le mardi 9 mai, le Centre de commande nous demandait de transmettre un appel pour des conduc= teurs de ‘‘bulldozers’’, En moins d’une demi-heure, et après un seul message, nous avions reçu plus de vingt appels de la part de volon- taires, spécialistes dans ce genre de travail, et remar= quez bien qu’à ce moment- là, seuls ceux qui étaient à St-Boniface pouvaient ré- pondre à l'appel car nous étions déjà isolés. Dans la nuit du 11 mai, un officier du Centre d'Evacuation de la Croix-Rouge nous deman= dait si nous pouvions l'ai der à localiser un monsieur Simon Couture qui demeu- r'ait à 423, rue Jeanne d'Arc, mais qui était évacué depuis le dimanche, On cherchait à établir contact avec ce mon= sieur depuis 3 heures de l'après-midi sans résultats,
A minuit et cinq, CKSB transmis le message sur ses ondes et à minuit et douze, le monsieur en question était assis dans nos bureaux et nous informait qu'on était venu le chercher sur les di gues où il était en train de travailler au moment de no= tre appel. CKSB avait réussi à accomplir en moins de 12 minutes ce que la Croix- Rouge n'avait pas réussi à faire dans plus de 9 heures, Nous ne voulons-pas, cepen= dant, que cet exemple serve à dénigrer le travail de la Croix-Rouge qui a été ma= gnifique et magnanime du- rant toute cette nériode cri tique, mais nous voulons plu= tôt prouver l'efficacité du poste CKSB durant cette pé- riode,
Nous avons continué ces services spéciaux depuis le 4 mai jusqu'äu 15 juin, Nous avons, cependant, cessé nos
Suite à la page 31
Joyeux Anniversaire!
Le Canadien National est heureux de compter le poste CKSB parmi ses amis des tout débuts. 11 souhaite à la Direction de se garder toujours jeune et à la pointe du progrès.
Puisse le poste continuer de servir dans l'excellence que tous lui recon- naissent, la population du Manitoba!
28 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
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à notre sociétaire
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25ième anniversaire meilleurs voeux pour
son 25e anniversaire
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de Manitoba Limitée : | To. les hommes et les files de CKSB.from 2 | the guys and gals of CHR. x Œ eu @ % Ra félicite chaleureusement la !| 4 sc mi p ni . sa | direction de CKSB, dd re | : ; taste
le premier poste français UN BON MOT for each year on this your dé
à D À VINGT-CINQUIEME Anniversaire. 22 %"t2 de l'Ouest canadien. d
. CS SA : Àl { 5 ; . A . + HEU AS : : goN ANS RÉ : QUAND VOUS : Ka PASSIONNNANT A RUN EEK. , : 7 L EE 4 ESS : : À D UN
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30 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
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Be D <B> D D D D M -D— D D D D D D D D D D D BD D -D— D D
Félicitations et meilleurs voeux de succès
\ Gilles Vigneault, le dynamique compositeur et chan- a Co K S 5 teur de ‘Mon pays’’ et de beaucoup d'autres succès, donnera un ‘tour de chant’ en la Salle du Cente-
; naire le samedi 29 mai.Cette soirée sera le cadeau
en on des depuis 29 ans de fête que la Société Radio-Canada offrira au pos- J.-P. GUAY Magasin de Chaussures te CKSB à l'occasion de ses vingt-cinq ans d'existen-
196, boul. Provencher, St-Boniface, Manitoba ce. D “D D D D D D D D D D D D D D D D M D
Pharmacie ST-PIERRE St-Pierre, Man. Félicitations au poste radiophonique CKSB qui a si bien desservi la
population manitobaine
depuis 25 ans Tel: 433-7481
Le Dr Henri Guyot, premier président de Radio- Saint-Boniface Limitée, se souvient très bien des minutes de tension qui ont précédé l'inauguration du 27 mai 1946: ‘’Nous étions nerveux, ce soir-là, Ah! c'était quelque chose ce premier soir! Nous DAME A ra étions tous réunis au poste. || y avait des directeurs qui pleuraient tant ils étaient émus. C'était une grande fête! Nous avions travaillé fort pour arriver # là! ”
Son Honneur le Maire Edward Turner et les Membres du Conseil de Ville de
SAINT-BONIFACE félicitent chaleureusement
C.K.S.B. RADIO-SAINT-BONIFACE
à l’occasion de son
VINGT-CINQUIÈME ANNIVERSAIRE
ET EXPRIMENT DES VOEUX BIEN SINCÈRES DE SUCCÉS TOUJOURS GRANDISSANT AU SERVICE DE LA POPULATION FRANÇAISE DU MANITOBA.
32 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
Le personnel de CKSB en 1946. PREMIERE RANGEE, de gauche à droite: Mlle Flore Toupin, René Dussault, Louis Leprohon (gérant), D.R. Thomson, Mile Madeleine Painchaud. DEUXIEME RANGEE: Albert Legrand, Raoul Normandeau, Mlle Rita Péloquin, Adolphe Guyot, Thérèse Turcotte, Léo Rémillard, Ovila Drouin. TROISIEME RANGEE: Bertrand Potvin, Louis Bodin, Mile Hilda Trudeau, Emile Savoie, Mlle Jeannine Lavoie, Gilles Lane, Br Bergeron. FR es
Christian Leroy, l'ani- mateur du programme de chansonnettes ‘Tous les garçons, les filles’.
“Chante Clair”
“Chante-Clair”, c'était le joli nom du bulletin qui servait de trait d'union entre CKSB et ses auditeurs, de 1946 à 1953, H ai- dait à faire connaître le poste, son personnel, son organisation et surtout les programmes de ses émissions. “Chante-Clair” reflé- tait aussi ce petit air gavroche que prenait, à ses heures, le “‘’pre- mier poste de langue française de l'Ouest canadien.’
citations.
ame. he een un
Depuis 1952, le poste CKSB est affilié à la chaîne française de RADIO-CANADA, La collaboration entre ces deux organismes s'est étendue à tous les niveaux, soit ceux de l'administration, du person- nel et de la programmation; et c'est toute la po- pulation, tant canadienne que franco-manitobaine, qui a bénéficié des succès de cette collaboration.
C’est en reconnaissance de cette affiliation et du travail de pionnier accompli par CKSB dans le domaine de la radio, que la direction de RADIO- CANADA a le plaisir de présenter, à l'occasion du 25e anniversaire du poste,le récital de Gilles Vi- gneaultà la Salle Centenaire de Winnipeg, le sa- medi 29 mai 1971, à 20 h 30.
C'est avec l'assurance que les succès enregistrés dans le passé seront dépassés d'emblée à l'avenir que nous vous offrons nos plus chaleureuses féli-
C'est dans cet appentis du ‘‘vieux Collège‘ que CKSB allait installer ses stu- dios en 1945. Cette petite bâtisse délabrée par le tragique incendie de novem- bre 1922, logeait depuis un certain nombre d'années le local scout et une pe- tite chapelle dédiée aux Saints-Martyrs-Canadiens. Quand Radio-Saint-Boni- face fit l'acquisition de cette propriété, elle songeait à remplacer la vieille maison par un édifice tout à fait moderne. Mais les règlements du temps de guerre forcèrent les nouveaux propriétaires à se contenter de remettre à neuf l'intérieur de la vieille bâtisse. Ces travaux coûtèrent plus cher qu'un nouvel édifice, mais pour les autorités publiques les règlements sont les règlements!
RADIO-CANADA